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Le chef de l’opposition japonaise ne veut pas céder face à Pékin

Le chef de l’opposition japonaise ne veut pas céder face à Pékin

Shinzo Abe, chef de file du principal parti d’opposition au Japon, favori d’élections législatives prévues le mois prochain, a assuré jeudi qu’il n’avait pas l’intention de reculer dans le cadre du différend territorial entre Tokyo et Pékin.

 

Le leader du Parti libéral démocrate (PLD, conservateur), a confirmé son intention d’augmenter le budget des garde-côtes, afin d’éviter que Pékin ne prenne le contrôle effectif d’un petit archipel que les deux pays revendiquent et que le Japon appelle Senkaku et la Chine Daioyu.

Shinzo Abe a cependant reconnu la nécessité d’améliorer les relations économiques entre les deux pays et a dit avoir multiplié les efforts en ce sens lorqu’il occupait le poste de Premier ministre, en 2006-2007.

« Quand j’étais Premier ministre, je me suis rendu en Chine et j’ai contribué au développement d’une relation stratégique reposant sur des relations économiques fortes », a-t-il déclaré. « Cette relation économique est essentielle pour les deux pays et ne doit pas être abîmée. »

L’élection en septembre à la tête du PLD de Shinzo Abe, âgé de 58 ans, a surpris de nombreux commentateurs, qui considéraient que le court mandat qu’il avait exercé à la tête du gouvernement il y a cinq ans s’était soldé par un échec, notamment en raison de plusieurs affaires de corruption.

 

Shinzo Abe est désormais considéré comme le probable prochain Premier ministre, car le Parti démocrate (PDJ, centre gauche) au pouvoir, est largement distancé dans les sondages.

L’actuel Premier ministre, Yoshihiko Noda, s’est dit prêt à dissoudre la chambre basse du Parlement vendredi et à organiser des élections anticipées le 16 décembre si l’opposition s’engageait à soutenir la réforme du système électoral.

Certains analystes craignent que le retour au pouvoir de Shinzo Abe, considéré comme nationaliste, n’attise les tensions avec la Chine et espèrent une attitude pragmatique de sa part.

« Un dirigeant n’agit pas comme un candidat, mais Tokyo et Pékin se sont placés dans une situation inextricable », juge Jeffrey Kingston, chargé des études asiatiques au campus japonais de la Temple University. « C’est une épreuve de force réciproque, et je ne sais pas si Abe aura l’intelligence ou la volonté de lâcher du lest. »

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