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Société

La majorité des « salarymen » trouve la vie de famille plus épuisante que le travail

La majorité des « salarymen » trouve la vie de famille plus épuisante que le travail

La vie de famille fait rêver : une épouse aimante, des enfants dont il faut assurer le futur, une maison qui constitue un refuge à l’abri de la multitude de soucis du monde extérieur…Pourquoi cela tourne aussi mal par la suite ?

 

Cela n’est sûrement pas la majorité. Il doit bien exister des familles heureuses – il faut juste chercher un peu.

Ce n’est pas l’avis du magazine Spa ! dans son numéro du 25 août. Bien au contraire, son thème porte sur le mal-être familial, plus précisément l’inquiétude familiale. Dans un sondage, tout d’abord, où il est demandé à 2000 hommes mariés entre 30 et 49 ans si « leur famille les fatiguait », près de 59%, soit 1180 personnes ont répondu oui. Les 41% qui ont répondu non sont une minorité, mais pas une minorité insignifiante – ce qui est déjà pas si mal.

Spa ! s’est alors penché sur 500 hommes parmi les 1180 malheureux pour obtenir plus de détails. À la lecture de leurs réponses, il est difficile d’oublier cette pensée selon laquelle la famille est une institution étouffante qui ruine la vie et l’âme !

Qu’est-ce qui rend la vie de famille si nocive ? Parmi les réponses, la première cause est l’épouse, dont les demandes ou les humeurs créent ou intensifient la fatigue, loin devant, étonnamment peut-être, l’absence de relation sexuelle (troisième rang), le manque de temps libre (quatrième rang), les soucis d’argent (septième rang), la prise en charge des parents vieillissants (neuvième rang) et l’ingérence ou la dépendance continue aux parents « .

« Elle n’est jamais satisfaite ! » est une plainte récurrente. Le mari rentre d’une dure journée de travail, de parfois 12, 13 ou 14 heures, pour retrouver une épouse qui ressemble plus à un patron qu’à une douce compagne de vie. S’il n’aide pas aux tâches ménagères, c’est un moins que rien et s’il aide, il est incompétent.

Monsieur Takahashi, 34 ans, a pris un congé de paternité lorsque sa femme a accouché mais constituait plus un obstacle qu’une aide aux yeux de sa femme. Les querelles se sont multipliées et portaient sur des choses sans importance. Le couple a frôlé le divorce mais l’amour entre eux est quasi mort. Que reste-t-il ? Une vie d’organisation avec l’autre pour le bien de l’enfant ?

C’est triste mais pas grave. Voici le cas de Monsieur Fukami, 39 ans : « Je l’aimais pour son fort caractère », disait-il en se remémorant ses sentiments pour sa femme au début de leur relation. Maintenant il regrette de ne pas y avoir vu des signes alarmants. Ce fort caractère est en réalité diabolique – elle l’arrose d’eau chaude ou lui lance des meubles lorsqu’il n’arrive pas à plier une serviette correctement selon ses désirs (Spa ! n’a pas fourni la version de sa femme). Il s’est résolu à demander le divorce lorsqu’elle a jeté leur enfant hors de la maison en plein hiver. Le parent qui a obtenu la garde n’a pas été mentionné.

Et puis il y a le cas des parents. Les hommes sont salariés et indépendants mais les parents n’arrivent pas à en prendre conscience et s’éloigner un peu ou le salarié lui-même est tellement dépendant psychologiquement qu’il ne parvient pas à « lâcher » ses parents. Le magazine Spa ! a rencontré trois psychologues : les hommes d’une trentaine ou quarantaine d’années ont grandi avec un père quasi-absent à cause de son travail et donc mère et fils s’entraidaient pour un support mutuel, développant ainsi divers complexes au fil des années.

Certains parents, utilisés en tant que baby-sitters pour leurs petits-enfants, demandent un droit de regard sur leur éducation, ce qui agace leurs propres enfants, parents des petits-enfants. Est-ce que les grands-parents sont déraisonnables ? À qui donner la parole ? Et puis il y a le cas de Monsieur Yoshikawa, 32 ans, qui doit affronter quotidiennement la rafale d’emails de sa mère qui lui demande s’il va bien, s’il a mangé, etc…

Monsieur Hosaka, 34 ans, a un problème légèrement différent : ses parents ont un commerce de distribution de journaux dans la campagne et souhaitent qu’il reprenne le commerce. Monsieur Hosaka a un emploi en ville et ne veut pas reprendre la suite de l’entreprise familiale. « Dernièrement ils ont changé de tactique », soupira-t-il. « Au lieu de courir après moi, ils ne cessent de harceler ma femme et mon enfant en vantant les mérites de la vie à la campagne…. »

Toutes ces anecdotes du magazine poussent à la réflexion. Il en vient à se demander qui a inventé ce concept de la famille et quel est l’intérêt de cette institution.

 

Source : Kuchikomi – Japan Today

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