La police a déclaré que pas moins de 13 037 mineurs ont été victimes d’abus dans des centres de consultation pour enfants, dans la première moitié de 2014. Un record pour une période de six mois, a affirmé l’Agence Nationale de la police le 25 septembre dernier.

 

Ce chiffre représente tout de même une hausse de 29,6% par rapport à l’année passée. Toutefois, la NPA (National Police Agency, ndlr.) tient à signaler que cette dernière ne signifie pas nécessairement que les parents sont de plus en plus nombreux a abusé de leurs enfants.

« Il est difficile de conclure que la maltraitance d’enfants est un cas à la hausse », a déclaré un haut fonctionnaire de la NPA. «Le public semble faire d’avantage confiance à la police, et nous alerte plus facilement en raison de la sensibilisation croissante, et qui en résulte par conséquent de cette augmentation. »

Sur ce total, 3471 enfants ont été victimes de violences physiques, soit une augmentation de 20,1% par rapport à l’an dernier. Les victimes de négligence, qui s’élèvent quant à elles à 1715 enfants, ont augmenté de 18,8%. Les victimes d’abus sexuels, au nombre de 83, sont en hausse de 48,2%, a indiqué la NPA.

Une autre raison de cette augmentation globale des victimes, a été la montée des cas de mauvais traitements psychologiques, qui comprennent l’enfermement d’un enfant dans un placard, des menaces au couteau, ou encore la mise à l’écart d’un enfant par rapport à ses frères et sœurs, bénéficiant eux d’un traitement de faveur. Ces cas se sont élevés à plus 7768 jeunes dans la première moitié de l’année, soit une hausse de 37%.

Enfant japonais qui pleure

En 2012, la police avait inclus la violence conjugale en présence d’un enfant comme étant une forme de violence psychologique. L’une des victimes recensées par la police nipponne était une petite fille de 5 ans vivant à Funabashi, dans la préfecture de Chiba. Après qu’un voisin ait signalé la présence d’une jeune fille en train de pleurer continuellement dans une maison près de chez lui, la police s’est empressée de se rendre sur les lieux de l’incident, où elle y découvrit le père de l’enfant, assénant de coups de pied son épouse.

Bien que ce dernier n’ait pas eu recours à la violence envers la jeune fille à ce moment-là, la police l’a signalé à un centre de consultation de l’enfant, car elle a dit être terrifiée par ce qu’elle a vu. Le nombre des victimes signalé aux centres de consultation a été en constante augmentation depuis que les autorités ont commencé à compiler ces statistiques en 2004, a conclu la NPA.

 

Source : Japan news || Image : shutterstock

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