Les avancées technologiques pourraient un jour stopper un poseur de bombes à une gare ou bien retrouver un criminel dans la rue.

 

Des entreprises japonaises spécialisées dans les technologies de l’information et de la communication ont rejoint la lutte contre le terrorisme suite aux demandes venant de l’étranger et afin de préparer Tokyo à recevoir les Jeux Olympiques de 2020.

La société Hitachi travaillerait en ce moment même sur une porte spéciale qui permettrait de scanner les passagers afin de détecter toutes traces d’explosifs ou de résidus qui pourraient impliquer la construction d’une bombe.

Ainsi, quand un passager compostera son billet, l’appareil imbibera légèrement sa main d’une bouffée d’air chaud qui sera immédiatement aspirée et analysée.

Si une « substance étrangère » (classée comme dangereuse) est détectée, une alarme se déclenchera et la porte se fermera automatiquement.

Un prototype pour cette année est envisageable, l’objectif de la société étant la sortie d’une version commercialisable d’ici 2018, à temps pour les Jeux Olympiques.

L’entreprise Nippon Electronic Corporation, aussi connue sous le nom de NEC, a reçu la commande d’un système de vidéosurveillance haute résolution de la part de la ville de Tigre en Argentine.

Un millier de caméras seront dispersées sur une zone de plus de 150 mètres carré afin de pouvoir repérer parmi les passants, tous criminels ou personnes disparues répertoriées dans les bases de données de la Police.

NEC a déclaré que ce système serait fiable à 96% (je ne souhaite vraiment pas faire partie des 4% de personnes qui seront confondus avec des criminels) , soit le meilleur taux au niveau mondial.

Dirigée par une entreprise privée, le système alertera la police quand des similitudes seront détectées. Ce système peut également comparer les plaques d’immatriculation des véhicules avec celles des données de la Police.

La commande de près d’1,5 Milliard de Yens (11 millions d’euros) en provenance d’Argentine marque la première vente d’un si grand système de vidéosurveillance de la part de NEC.

Le savoir-faire des sociétés japonaises dans le traitement d’images et dans la technologie de pointe attirent de plus en plus l’attention au niveau mondial pour des applications anti-terroristes et de mesures de sûreté. Les demandes de télévisions à circuit-fermées et autres systèmes de surveillance sont en hausse aux États-Unis, en Europe et en Chine.

Hitachi, NEC et leurs compatriotes sont en concurrence directes face à IBM et EMC, un fabricant américain d’appareils de stockage de données.
Le marché mondial de la vidéosurveillance et des moyens technologiques d’enregistrements d’images va passer à 708,9 milliards de yens (5.2 milliards d’euros) en 2017, une hausse de 43% par rapport à 2012, a estimé Fuji Keizai, une société d’études de marchés basée à Tokyo.

Les universités japonaises sont également en train de travailler sur des façons de contrecarrer des dangers mortels sur le terrain…

Une équipe dirigée par Eiichi Tamiya, un professeur de l’Université d’Osaka, a construit un prototype qui peut détecter des substances tel que les agents neurotoxiques sarin, le gaz VX ou la bactérie qui cause l’anthrax, en un temps allant de 5 à 15 minutes.

Hideaki Ohgaki et ses collègues de l’Université de Kyoto ont développé un scanner qui utilise des rayons gamma pour détecter l’uranium qui pourrait être caché dans un conteneur.

Serait-on déjà sur le point de voir le Big Brother Japonais s’implanter partout dans le monde ?

 

Source: Nikkei || Image : Shutterstock

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