Le Conseil des ministres a approuvé vendredi la révision de la loi des divertissements pour adultes permettant aux clubs de danse de fonctionner après minuit, à condition de respecter la réglementation sur l’éclairage intérieur.

 

Le projet de loi, qui exige l’approbation de la Diète pour être promulgué, a été mis en place après bon nombre de critiques de l’industrie de la musique et d’intellectuels qui s’insurgeaient que les clubs de danse soient classés dans la même catégorie que les établissements liés au sexe.

La loi en vigueur autorise les entreprises de divertissement pour adultes à proposer de la nourriture et de l’alcool à des clients tout en leur permettant de danser mais uniquement jusqu’à minuit et cela nécessite l’obtention d’une licence d’exploitation. La loi interdisant la danse de minuit au lever du soleil.

Dans le cadre de cette révision, un club serait considéré comme entreprise « de divertissement pour adultes » si elle maintient un éclairage à l’intérieur inférieur à 10 lux, ce qui correspond à peu près à l’éclairage d’une salle de cinéma hors projection.

Un club ayant un éclairage supérieur à 10 lux ne serait pas considéré comme établissement de divertissement pour adultes, même si celui-ci permet aux clients de danser. Si le club ferme avant minuit, il sera classé comme «établissement de restauration ».

Un club ouvert après minuit nécessiterait une licence distribuée par un comité local de sécurité publique. Il serait autorisé à être ouvert toute la nuit si celui-ci est situé dans une zone désignée par la préfecture.

L’Agence nationale de la police a l’intention de mesurer l’éclairage dans les parties assises, la piste de danse étant soumise à un éclairage variable. De nombreux clubs sont actuellement censés régler l’éclairage à 10 lux ou moins dans les zones assises réservés à la clientèle.

Les propriétaires de clubs ont accueilli le projet de loi avec enthousiasme lors d’une réunion lundi à Tokyo. Ils ont été invités par un groupe de députés ayant formé « la ligue parlementaire pour la promotion de la culture de la danse. »

«Je suis impressionné par le degré de compréhension dont ils ont fait preuve. » a déclaré un propriétaire au sujet des députés ayant élaboré la proposition de loi.

 

 

La police mène une vague de répression sur un nombre croissant de clubs sans licence depuis plusieurs années. De nombreux établissements opèrent dans la clandestinité parce les clubs sous licences doivent fermer à minuit et cela signifie également être placé sous la surveillance des autorités.

« Il sera plus facile pour la police de gérer les établissements de danse si le nombre d’établissements autorisés par les comités de sécurité publique augmente. Conserver une loi aussi stricte ne fait que pousser de plus en plus de clubs à la clandestinité.», a déclaré un responsable de la police.

Si le projet de loi est promulgué, nous pourrons repérer les établissements vraiment malveillants plus facilement».

L’initiative a gagné du terrain après que le tribunal d’Osaka ait acquitté en avril un ancien propriétaire de boîte de nuit accusé de corrompre les mœurs en permettant aux clients de danser.

Le gouvernement a pour objectif de passer le projet de loi lors de la session actuelle de la Diète.

 

Source : Japan times || Image: Shutterstock.com

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