La banque centrale du Japon (BoJ) ouvrira lundi une réunion de deux jours au terme de laquelle elle pourrait étendre ses mesures d’assouplissement monétaire et publier avec le gouvernement un document précisant un objectif d’inflation de 2%, chiffre dont ne démord pas le Premier ministre.

 

Au sujet d’un accord conjoint avec la BoJ, « nous avançons vers un objectif commun dans le sens voulu par le gouvernement », a déclaré dimanche le ministre japonais de la Revitalisation économique, Akira Amari, lors d’un débat sur la chaîne publique NHK.

Le Premier ministre Shinzo Abe, son adjoint et ministre des Finances Taro Aso et M. Amari harcèlent, depuis qu’ils sont au pouvoir, les membres de la Banque du Japon pour qu’ils consentent à fixer un objectif d’inflation de 2% (contre 1% actuellement) et fassent tout pour y parvenir.

A l’issue de la réunion du comité de politique monétaire de lundi et mardi de la BoJ, est envisagée une conférence de presse de MM. Aso et Amari avec le gouverneur de la banque centrale, Masaaki Shirakawa, selon l’agence Jiji.

Le nouveau gouvernement de droite nippon, arrivé aux commandes le 26 décembre, a fait du redressement économique la clef de voûte de sa politique, avec comme priorité de mettre un terme durable à l’ascension du yen ces trois dernières années, et de combattre la déflation qui bride l’activité nippone.

M. Abe a annoncé récemment un plan de relance de l’ordre de 20.200 milliards de yens (175 milliards d’euros), dont la moitié financé par une rallonge budgétaire.

 

DÉJÀ DIVERSES MESURES NON CONVENTIONNELLES

 

Pour accompagner cet effort financier de l’Etat déjà surendetté, il attend de la banque centrale qu’elle fasse tout son possible sur le volet monétaire afin de faciliter la circulation d’argent, pour doper l’investissement et l’activité des entreprises ainsi que la consommation des ménages.

La BoJ a déjà pris diverses mesures non conventionnelles pour inonder le marché de liquidités et encourager ainsi les prêts bancaires à bas taux pour les particuliers et entreprises.

Cette politique très accommodante est néanmoins considérée comme insuffisante par le nouveau pouvoir exécutif.

La BoJ pourrait en conséquence décider mardi d’augmenter une fois de plus le montant de 101.000 milliards de yens (842 milliards d’euros) alloué à des achats d’actifs divers (obligations d’Etat et d’entreprises et autres titres financier).

L’actuel gouverneur de la banque centrale, Masaaki Shirakawa, n’est pas un adepte d’un objectif d’inflation à 2%, mais il a consenti le mois dernier à étudier cette option lundi et mardi.

En outre, le mandat de M. Shirakawa arrive à son terme prochainement et M. Abe va proposer pour lui succéder en avril la nomination d’une personnalité partageant son point de vue économique.

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