Le Japon va lever le 1er février l’embargo sur l’importation de viande bovine française décidé en 2001 suite à la crise de la vache folle, a-t-on appris auprès du GEF, groupement pour l’export français de viande.

 

« Cette ouverture concerne pour l’instant les bovins d’origine française (nés, élevés et abattus en France) et de moins de 30 mois », précise le GEF dans un communiqué transmis à l’AFP.

Aujourd’hui, seuls les Etats-Unis et le Canada peuvent exporter de la viande bovine vers le Japon, « mais issue uniquement d’animaux âgés de moins de 20 mois », précise le groupement créé par l’interprofession Interbev en 2011. Mais « en septembre 2012, un panel d’experts japonais a estimé que la consommation de viande bovine issue d’animaux de moins de 30 mois en provenance de France, des USA, du Canada et des Pays-Bas ne posait plus de problèmes de santé publique », rappelle le GEF. Du coup, Tokyo devrait aussi lever son embargo pour les Pays-Bas, croit savoir Yves Berger, directeur du GEF.

 

LE JAPON, UN MARCHÉ DE NICHE

 

Le Japon est « un marché de niche qui permet d’écouler des produits de haut de gamme, des arrières de bœuf », selon M. Berger pour qui cette décision est avant tout « symbolique ». Car depuis 18 mois, des pays ouvrent à nouveau leurs frontières à la viande française comme les Emirats arabes unis ou le Koweït, détaille-t-il. « Reste aujourd’hui à convaincre l’Arabie saoudite et surtout la Chine ». Et l’argument japonais peut peser, sachant que l’archipel est un des plus stricts en matière sanitaire, derrière les Etats-Unis, illustre-t-il.

Plus tôt dans la journée, le ministre délégué à l’agroalimentaire, Guillaume Garot, avait confié à l’AFP être « confiant sur une décision rapide et positive » de Tokyo sur le sujet. Une mission japonaise du ministère de la santé est venue la semaine dernière pour visiter notamment deux abattoirs et « nous avons tenté de leur apporter toutes les garanties qu’ils demandaient », avait expliqué le ministre. Le secteur agroalimentaire représente 16 % des exportations françaises vers le Japon et progressent de 6 % par an, selon le site du ministère.

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