Plus de la moitié des employés à temps partiel d’Uniqlo vont obtenir un contrat à temps plein. Une façon pour la marque de vêtements nippone de lutter contre le fort turnover dont pâtit le milieu de la mode au Japon.

 

Voilà qui devrait plaire au Premier ministre japonais Shinzo Abe, qui a fait de la relance du pouvoir d’achat des ménages une de ses priorités.

L’enseigne japonaise de vêtements basiques Uniqlo a annoncé jeudi son intention de titulariser 16.000 salariés à temps partiel au Japon.

Une décision qui vise à s’assurer une main-d’œuvre plus stable et plus motivée, a indiqué jeudi un porte-parole de la firme.

 

Taux de chômage inférieur à 4% au Japon

 

Uniqlo, qui emploie actuellement dans ses 853 boutiques de l’archipel quelque 30.000 personnes sous des contrats qui ne sont pas des postes fixes à plein temps, espère parvenir à atteindre cet objectif en deux ou trois ans, indiquant que les coûts ne seraient pas nécessairement plus élevés.

La marque-vedette du groupe Fast Retailing va titulariser des personnes déjà en fonction, et recruter à plein temps et à durée indéterminée de jeunes diplômés ou des individus en milieu de carrière.

Ce mouvement du géant de l’habillement reflète non seulement la confiance et la bonne santé du groupe, mais aussi de façon plus générale l’embellie économique au Japon, où le taux de chômage intégral est inférieur à 4% (3,7% en janvier).

 

Enrayer le phénomène de « turnover »

 

Les employés des secteurs de la restauration et de l’habillement sont souvent tentés de changer d’enseigne parce que les offres abondent. Il est dès lors très difficile pour leurs employeurs de les conserver, sauf à leur proposer un poste stable et les avantages qui vont de pair, comme les primes deux fois par an.

D’autres chaînes de boutiques implantées au Japon seraient en train ou prêtes à faire de même selon la presse nippone, qui cite notamment les cafés Starbucks, les grands magasins Mitsukoshi-Isetan ou encore la marque Diesel Japan.

Quelque en soit la motivation, l’annonce d’Uniqlo va dans le sens de la politique de relance de la consommation du gouvernement. Relance à laquelle les entreprises doivent participer, estime Shinzo Abe, qui n’hésite pas à solliciter leurs efforts en matière d’augmentation salariale.

Jeudi dernier, le Premier ministre avait notamment annoncé qu’il n’hésiterait pas à sanctionner les grands groupes qui refuseront d’augmenter les revenus de leurs employés.

 

Source: La Tribune

 

Discussions

Laisser un commentaire