Les universités japonaises espèrent attirer des étrangers dans ces installations luxueuses comme des clubs vacances mais proposées à prix low cost. Elles entendent lutter contre le vieillissement de la population.

 

 Dans beaucoup de secteurs d’activités, le Japon a prévu d’utiliser la robotique pour pallier le vieillissement de sa population. Les universités japonaises ne pouvant pas enseigner à des robots, elles misent donc sur les étudiants étrangers…

 

Des accessoires haut de gamme

 

L’Université de Takushoku, a récemment mis en place des résidences universitaires de qualité. Une de ces résidences située à l’ouest de Tokyo, offre 405 chambres indiviuelles de 17,5m², pour 435€ par mois, une gageure au pays du Soleil levant. Un bain à remous, un sauna, une salle de musculation, une boutique de vélos ou une cafetéria sont à la disposition des locataires. De plus, pour être encore plus attractive, l’université offre deux repas par jour aux pensionnaires.

Sayaka Ozawa, en seconde année et résidente au campus de Takushoku,confie à the Japan Times que ces installations sont bénéfiques pour la cohésion du campus: «Le spa est un endroit idéal pour faire de nouvelles rencontres.», Ces installations sont «le résultat de la coopération du secteur privé avec l’enseignement supérieur», selon Mitsuo Nakahora, un officiel de l’université de l’ouest de Tokyo. Des entreprises de bâtiment ou de mobilier ont participé à ce projet.

 

Des dortoirs internationaux

 

Une autre université de l’ouest de Tokyo, celle de Chuo, a également collaboré avec le secteur privé pour construire ce genre d’installations. L’administration a décidé de créer «des dortoirs internationaux». Résultat: les dortoirs accueillent 28 élèves étrangers sur 57 dans le même immeuble.

De ce fait, les étudiants profitent d’un melting-pot, comme le souligne un résident japonais: «Nous découvrons différentes cultures et différentes manières de penser, et cela permet de faire aussi découvrir notre culture, en faisant visiter nos sites touristiques». Selon les administrateurs, les «benéfices engendrés sont à la hauteur des attentes.»

L’Institut de technologie de Shibaura, s’est aussi initié à cette politique d’attraction d’étudiants étrangers pour «faire face à la mondialisation» . Le directeur général de l’Institut Yong Jin Chung, a aussi confié que ces dortoirs internationaux favorisaient les étudiants ingénieurs japonais en les insérant de cette manière dans la mondialisation, «beaucoup d’entre eux auront la possibilité de partir à l’étranger».

 

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Source: Le figaro

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