Le docteur Timothy Mousseau, professeur de Sciences Biologiques à l’Université de Caroline du Sud et chercheur pour le projet de Recherche de Tchernobyl et Fukushima a présenté le résultat de son travail au Congrès International d’Ornithologie de Tokyo, qui avait lieu la semaine dernière.

 

Son étude laisse entendre que même minimes, les radiations autour de Fukushima Daiichi sont négatives pour la biodiversité et la faune sauvage.

Timothy Mousseau et ses collègues ont surveillé les radiation de 1500 sites, ainsi que les colonies d’oiseaux de 400 endroits aux alentours de Fukushima au cours des 3 dernières années. La propagation des radiations alliée à la particularité géologique de la région a créé une situation très instable dans la zone interdite de Fukushima, les radiations basses côtoyant les radiations fortes.

Avec la même méthode, le docteur Mousseau et ses collègues ont constaté que le nombre d’oiseaux et la diversité des espèces baissent à mesure que les radiations s’intensifient, et surtout, que même à niveau bas, les même effets restent observables.

Cela contredit ce qu’ont déclaré le gouvernement japonais et les scientifiques du Comité des Nations Unies sur les Effets de l’Energie Atomique. Dans un rapport publié en avril concernant la situation à Fukushima, ce même comité déclarait : « Suite à l’incident, l’exposition aux radiations des espèces marines et terrestres était en général trop faible pour pouvoir en observer des effets ». Ceci dit le rapport corrobore bien le fait qu’on ne puisse pas exclure des changements dans les biomarqueurs

Bien évidemment le docteur Mousseau et la Société des Oiseaux Sauvages du Japon déclarent constater des cas d’albinisme sur les oiseaux de Fukushima, ce qui est en général rare… Sauf à Tchernobyl.

 

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▼ Timothy Mousseau collectant des échantillons à Fukushima

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S’appuyant sur des années de recherches à Tchernobyl, ainsi que des études méta analytiques sur les zones naturellement radioactives, le docteur déclare que « Contrairement aux rapports émis par le gouvernement, on dispose de suffisamment d’informations démontrant les conséquences, ou autrement dit dégâts, liés aux faibles radiations. Celles-ci touchent directement l’humain, les populations sauvages, les espèces et l’écosystème »

D’après lui nous avons besoin de plus de ressources financières pour la recherche à long terme, pour la flore et la faune de Fukushima, mais aussi pour les civils habitant à la frontière de la zone sensible.

 

Source: Timothy Mousseau || Images:  Timothy Mousseau

 

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