Selon le Ministère de la santé, une femme japonaise sur huit était en sous-poids en 2013. Un taux jamais vu en plus de trente ans.

 

L’enquête nationale annuelle sur la santé et la nutrition, dévoilée le 9 décembre dernier, a révélé que 12,3 % des femmes interrogées étaient trop minces l’année dernière, la plus forte proportion depuis 1980.

L’enquête a étudié l’Indice de Masse Corporelle (IMC) – calculé en divisant le poids (en kg) par la taille (en m) au carré – de 6 030 hommes et femmes âgés de 20 ans ou plus à compter de novembre 2013. Au Japon, un IMC inférieur à 18.5 est défini comme une insuffisance pondérale et supérieure ou égale à 25 comme un surpoids.

Dans les années 20, on a relevé le plus haut taux de femmes souffrant de sous-poids (21,5 %). Dans les années 30 et 40 il a diminué pour atteindre 8,5 % dans les années 50. Cependant, le taux a grimpé à 10,3 % et 11,9 % respectivement dans les années 60 et 70.

L’autorité nationale de la santé encourage les femmes souffrant de sous-poids à maintenir des habitudes alimentaires saines et une activité physique modérée pour répondre aux préoccupations de santé qui peuvent découler de déséquilibre hormonal et de malnutrition.

Le taux des hommes souffrant de sous-poids était de 4,7 %.

Le pourcentage d’hommes en surpoids a augmenté ces dernières années, avec un taux d’obésité de 28,6 % en 2013. Parallèlement, le taux d’embonpoint chez les femmes a continué de baisser à 20,3 %.

L’enquête a également porté sur le tabagisme passif en ciblant une population de non-fumeurs âgés de 20 ans et plus. Elle a constaté que plus de 30 % d’entre eux y ont été exposés au moins une fois dans le mois précédent (que ce soit dans des établissements de restauration, des centres de loisirs, les lieux de travail ou la rue).

Les chiffres reflètent la lenteur des progrès dans la mise en œuvre de mesures de lutte contre le tabagisme passif, en dépit des demandes de plus en plus nombreuses pour le développement d’espaces non-fumeurs avant les Jeux Olympiques et Paralympiques de Tokyo en 2020.

 

Source : The Asahi Shimbun

 

Discussions

6 Réponses

  1. Dio Brando

    1 sur 8 me parait faible, 2 j’aurais dit mais tokyo n’est pas representatif de la population nationale etant donne la forte pression mediatique a tous les coins de rue, sociale (quoi tu fais 50 kilos pour 1m65?) et de la mode en general (shibuya power)…A l’instar de l’Espagne qui a interdit les defiles de mannequin ayant un IMC trop bas, cela pourrait etre un debut de solution 😉

  2. Bluebird

    Faudrait arrêter de se focaliser sur le poids, franchement c’est bien relou.. on a dit que les femmes étaient « trop mince » pas trop maigres, ou anorexiques.
    On dit aux femmes obèses/rondes qu’il faut s’assumer, les rondeurs c’est beau, et bien j’ai envie de dire, les os, c’est beau aussi, si vous êtes maigre, mais que vous êtes bien dans votre peau, continuez, et on s’en fiche de l’avis des autres!

    • SAADANEtrip

      NON ! C’est une question de santé publique : on ne peut pas laisser ce genre de tendances générales sous prétexte « qu’on est bien dans notre peau ». Et il une différence entre ronde et obèse, ronde ce n’est pas du tout important, là « du moment qu’on est bien dans sa peau » totalement d’accord. Pour les obèse, leur dire ça c’est les encourager. Et ça, ce n’est pas un bonne chose… comme celle qui on un poids trop bas. Il n’y a pas de vrai « juste milieu », il y a un grand maximum et un grand minimum et puis c’est tout. « Autoriser (c’est à dire accepter sans prob) » beaucoup de monde dans ces extrêmes est irresponsable et dangereux.

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