Le PDG de la société japonaise NTT Data Corporation, Toshio Iwamoto, a paraphé jeudi 20 mars, devant les journalistes au Vatican, un contrat pour l’archivage numérique de manuscrits de la Bibliothèque apostolique.

 

L’accord pour numériser, durant quatre années, 3 000 œuvres manuscrites de ce qui est surnommée la « bibliothèque des papes », représente une valeur de 18 millions d’euros (soit 6 000 € en moyenne par manuscrit).

Il ne s’agit que d’une première phase, indique l’entreprise japonaise, dont le site Internet faisait la Une ce jeudi 20 mars avec ce contrat.

NTT Data s’est déjà illustré au Japon dans la numérisation de la bibliothèque du parlement nippon.

À Rome, l’objectif à terme est de numériser – et ainsi préserver – les 82 000 manuscrits que compte la Bibliothèque vaticane. L’opération a déjà commencé il y a quelques années par un premier lot de 6 000 manuscrits.

 

« Rendre disponible cet immense trésor »

 

Parmi les 3 000 œuvres que NTT Data, forte de sa technologie appelée « Amlad », va numériser figurent une dizaine de manuscrits d’une valeur historique et artistique particulière.

« Les manuscrits qui seront numérisés vont de l’Amérique précolombienne à l’Extrême Orient chinois et japonais, transitant par toutes les langues et les cultures qui ont nourri l’Europe », a indiqué Mgr Jean-Louis Bruguès, archiviste et bibliothécaire du Vatican depuis 2012, justifiant l’opération par la volonté du Saint-Siège « de rendre disponible cet immense trésor qui lui est confié, l’offrant à la libre consultation sur le Web ».

Ce « trésor », selon le site Internet de la Bibliothèque vaticane, comprend également 1,6 million de livres, 8 600 incunables (livres occidentaux imprimés au XVe-XVIe siècles), plus de 300 000 monnaies et médailles, 150 000 dessins et gravures et plus de 150 000 photographies.

Une richesse accumulée depuis la fondation de la bibliothèque au XVe siècle, grâce au « pape humaniste », comme Mgr Bruguès a défini Nicolas V.

 

Recherche japonaise

 

La Bibliothèque vaticane intéresse le monde entier, Japon compris.

En janvier dernier, les archives du Vatican ont découvert 10 000 documents japonais sur papier de riz, appelés « rouleaux de Marega », décrivant la persécution des chrétiens sous l’époque Edo (1603-1867), et qui seront étudiés pendant six ans par des chercheurs japonais en vertu d’un accord entre la Bibliothèque vaticane et le gouvernement japonais.

 

Source: La croix

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