Les groupes japonais Sony et Olympus ont annoncé mercredi avoir reçu les autorisations nécessaires pour créer une coentreprise d’instruments médicaux, dont le lancement avait dû être repoussé à cause de tracasseries administratives en Chine selon une source proche du dossier.

 

« Nous avons reçu toutes les autorisations nécessaires des autorités de régulation et prévoyons désormais de créer la coentreprise d’appareils médicaux le 16 avril », ont expliqué les deux groupes dans un communiqué commun.

Sony et Olympus étant des firmes d’ampleur multinationale, elles devaient obtenir le feu vert des autorités des pays où leur coentreprise est susceptible d’être active.

Le domaine médical constitue un des nouveaux secteurs visés par le géant de l’électronique Sony, qui y perçoit un important vecteur de développement. Olympus, connu du grand public pour ses appareils photos, est le numéro un mondial des endoscopes. Sony vient de devenir son premier actionnaire en y investissant quelque 50 milliards de yens (417 millions d’euros).

Les deux partenaires avaient reconnu vendredi que l’étude du dossier de création de leur coentreprise, soumise aux autorités de régulation des pays concernés, « prenait plus de temps que prévu ».

Les deux groupes, qui espéraient jusque-là pouvoir établir leur coentreprise au 1er avril, avaient dû repousser l’échéance.

Une source proche du dossier jointe par l’AFP avait expliqué que le pays où le processus traînait était la Chine.

Ce report constituait le deuxième pour Sony et Olympus, qui prévoyaient initialement de lancer leur coentreprise avant la fin 2012. Le 21 décembre, ils avaient annoncé un premier report, que la presse nippone avait expliqué par des lenteurs administratives des autorités de la concurrence de Chine et de pays d’Europe de l’Est.

La Chine est soupçonnée par la presse nippone de retarder volontairement les procédures administratives à l’égard des Japonais en raison d’un regain d’animosité diplomatique au sujet d’îles disputées en mer de Chine orientale.

L’achat du groupe publicitaire britannique Aegis par son homologue japonais Dentsu, pour un montant de 3,16 milliards de livres (3,73 milliards d’euros), a aussi été reporté en attendant le feu vert des autorités chinoises. Pékin a finalement donné son consentement et l’opération géante a été finalisé fin mars.

D’autres achats importants par des groupes japonais ont dû être reportés du fait des délais d’obtention des autorisations en Chine, bien qu’officiellement ces reports n’aient pas été liés à la querelle sur les îles Senkaku (appelées Diaoyu par les Chinois).

 

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