Un groupe composé du Centre National du Cancer, d’entreprises privées et d’universités Japonaises a déclaré le 18/08/2014 qu’il lançait un projet de cinq ans pour permettre la détection de 13 types de cancer par une simple prise de sang.

 

Le projet de 7,9 milliards de yens (57 millions d’euros) est conduit par l’Organisation Japonaise des Nouvelles Énergies et Technologies Industrielles (New Energy and Industrial Technology Development Organization), une agence administrative indépendante connue sous l’acronyme NEDO. L’objectif est de réussir à détecter le cancer dès ses premiers stades. Pour ce faire, la méthode vise à n’exploiter qu’un seul échantillon sanguin.

Ce sont les microARN (micro-acides ribonucléiques) qui seront les marqueurs tumoraux ; on a constaté que les microARN, des substances présentes dans le sang et dans d’autres fluides corporels, augmentent lorsque le cancer se développe. Plus de 2 500 types de microARN ont été confirmés chez l’homme et devraient servir comme indicateurs de cancer.

On espère ainsi pouvoir dépister les cancers de l’estomac, de l’œsophage, du poumon, du foie, des voies biliaires, du pancréas, du côlon, des ovaires, de la prostate, de la vessie et du sein, ainsi que les sarcomes et les tumeurs gliales. L’examen pourrait également aider à la détection précoce des pathologies dégénératives dont la maladie d’Alzheimer.

Les participants, y compris Toray Industries et Toshiba, analyseront les échantillons de 65 000 patients conservés par le Centre National du Cancer.

« Si nous parvenons à développer le premier test mondial de haute précision au Japon, cela rallongera de plusieurs années la durée de vie des gens et contribuera au développement des industries japonaises », a déclaré Tomomitsu Hotta, le président du Centre National du Cancer.

 

Sources: Yomiuri / Les Échos || Image: Shutterstock

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