Des passionnés de mangas et de dessins animés se sont retrouvés pour un « speed dating » un peu particulier au Japon… où tout le monde portait le masque de son personnage préféré.

 

Dans la bourgade de Washinomiya (nord de Tokyo), 30 hommes et femmes ont fait connaissance à l’abri d’un masque du chat Doraemon, de la souris Mickey ou d’autres célébrités du manga et de l’animation.

« C’est plus facile de parler aux gens comme ça », a reconnu une femme de 27 ans derrière le masque d’un lapin. « Je n’oserai pas le faire sans masque. J’aurais honte ».

Cet événement, qui s’est tenu vendredi, était organisé à la destination spécifique d' »otakus » du manga et du dessin animé, des personnes obsédées par leur passion et réputées peu à l’aise pour le contact humain.

Le port du masque les a aidés à surmonter leur timidité et leur a permis d’établir un premier contact autour d’un centre d’intérêt commun.

A l’origine de l’initiative, la chambre de commerce locale s’est rendue compte du potentiel que la bourgade pouvait tirer du filon « otaku », lorsque les adulateurs du manga « Raki Suta » (ou « Lucky Star ») ont débarqué en masse à Washinomiya où l’intrigue se déroulait.

« En cinq ans, la ville a tiré 100 millions de yens (un million d’euros) de bénéfice économique direct de la venue des passionnés de Raki Suta », a expliqué à l’AFP l’un des organisateurs, Shinji Matsumoto. « Nous avons vraiment de la chance que tous ces +otaku+ débarquent chez nous. Nous voulons qu’ils passent du bon temps ici ! »

A l’issue de l’après-midi, sept couples s’étaient formés, soit un premier taux de « réussite » de presque 50%.

« Mon coeur battait très fort lorsque j’ai retiré mon masque » de Mickey, a expliqué une femme de 26 ans, tout sourire face à son nouveau partenaire, de 33 ans, qui venait d’enlever son masque d’un méchant d’une série télévisée des années 1970.

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