Afin, de soutenir les droits des minorités sexuelles, l’arrondissement de Setagaya à Tokyo a annoncé qu’il allait, dès le mois de novembre, reconnaitre les unions entre individus de même sexe en leur délivrant un certificat.

 

Le mariage homosexuel n’étant pas autorisé au Japon, les certificats n’auront pas de valeur juridique, mais un fonctionnaire de Setagaya a déclaré mercredi que la mesure devrait aider à éliminer les désavantages existants pour les couples gais.

En mars dernier, le quartier de Shibuya à Tokyo est devenu la première municipalité du Japon à reconnaitre les unions entre individus du même sexe.

Shibuya devrait commencer à délivrer des certificats dès le mois d’octobre, appelant les agences immobilières et les hôpitaux de ne pas discriminer les couples homosexuels.

A Setagaya, les certificats seront émis aux couples homosexuels âgés de 20 ans ou plus. Au moins l’un d’entre eux devra résider à Setagaya ou avoir l’intention d’y emménager.

Au Japon, les couples homosexuels se plaignent souvent de ne pas être traités de manière égale, aux yeux de la loi, à leurs homologues hétérosexuels.

Le refus de reconnaissance des couples homosexuels peut poser des problèmes lorsque, par exemple, un homosexuel souhaite rendre visite à son conjoint gravement malade à l’hôpital.

De telles visites ne peuvent pas être autorisées, celles-ci étant autorisées uniquement pour la famille.

Ils sont également victimes de discrimination lorsqu’ils souhaitent emménager ensemble.

L’article 24 de la Constitution est souvent interprété comme interdisant le mariage de même sexe, car le mariage est décrit comme étant « basé uniquement sur le consentement mutuel des deux sexes. »

Certains experts juridiques sont opposés à ce point de vue, arguant que la clause était destinée à mettre en valeur le principe d’égalité entre les personnes mariées.

Source : Japan Times

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