La prochaine coalition gouvernementale japonaise prépare un plan de soutien économique assorti d’une rallonge budgétaire qui pourrait atteindre 10.000 milliards de yens (près de 100 milliards d’euros), afin de dynamiser l’activité intérieure, quitte à recourir à l’endettement.

 

Le Parti Libéral-Démocrate (PLD, droite), grand vainqueur des élections législatives de dimanche, et son allié traditionnel centriste Nouveau Komeito travaillent sur un train de mesures qui devrait être mis sur les rails juste après l’entrée en fonction du nouveau gouvernement prévue à la fin du mois.

Le but est d’accélérer la reconstruction du nord-est dévasté par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, de remettre en état des ponts, tunnels et autres infrastructures publiques vieillissantes, d’aider les entreprises à lutter contre la cherté handicapante du yen ou encore de doper la consommation des ménages, le tout visant aussi à mettre fin à la déflation.

« Un montant de 10.000 milliards de yens est nécessaire« , a déclaré mercredi à la presse un responsable du PLD, rejoignant le point de vue du Nouveau Komeito.

Les deux partis devraient s’entendre sur les détails du plan d’ici au 25 décembre, veille de l’investiture du prochain Premier ministre, Shinzo Abe, président du PLD.

Cette rallonge devrait être approuvée par le parlement en février et financée par l’émission de nouveaux bons du Trésor.

Le prochain pouvoir exécutif conservateur fera au passage voler le plafond de surcroît d’endettement annuel de 44.000 milliards de yens (420 milliards d’euros) que s’était imposé le gouvernement de centre-gauche afin de diminuer la dette colossale du pays (plus de 200% de son produit intérieur brut).

« Nous allons avancer le calendrier des travaux publics qui auraient de toute façon été nécessaires un jour ou l’autre« , a précisé Masahiko Komura, vice-président du PLD, un parti qui a assis son pouvoir sur le Japon pendant des décennies en dopant l’économie par la construction d’infrastructures.

Et de préciser qu’il est plus bénéfique à moyen terme pour les finances du pays de réaliser les travaux en temps de crise, car non seulement cela apporte un coup de pouce à l’économie, mais en plus la main-d’oeuvre et les matériaux sont moins chers et les taux d’intérêt plus faibles.

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