Recalé à un concours de chant organisé par la télévision publique japonaise, Kazumi Yaoita a menacé de faire sauter le studio.

 

Il a 70 ans, mais le sang encore chaud. Et surtout il est persuadé de ses grands talents de chanteur. Mais les exprimer devant le cercle de ses amis et multiplier les karaoké ne suffisait plus à son bonheur.

Il lui fallait plus, les projecteurs, le haut de l’affiche, la gloire. Alors Kazumi Yaoita a posé sa candidature à un concours de chant organisé par la télévision publique japonaise NHK.

Il en était sûr, il ferait un tabac, il serait la nouvelle star de Nodo Jiman (Fier de ma voix) l’émission qui se propose de révéler des «voix» aux nombreux téléspectateurs du dimanche après-midi.

Las, une simple carte postale du producteur l’a coupé net dans ses vocalises du jour: «Monsieur, nous sommes au regret….»

C’en était trop. Une humiliation, une injustice, une infamie… Kazumi Yaoita est sorti de ses gonds.

Saisissant son portable, il a appelé la chaîne de télé et menacé de faire sauter le studio d’enregistrement de «Nodo Jiman». Radical le papy chanteur!

Alertée, la police a retracé l’appel et arrêté très vite Kazumi Yaoita.

Une autre forme de célébrité et une possible carrière de chanteur entre les murs d’une prison s’il écope de la peine maximale, soit trois ans.

Ses éventuels codétenus n’ont qu’à bien se tenir. A moins qu’ils ne forment une sorte de boy’s band en attendant une tournée «Âge tendre et tête de bois».

 

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