Une institutrice a suscité la controverse au Japon en montrant une image du corps décapité d’un des otages japonais exécutés par l’État islamique à sa classe d’élèves.

 

L’institutrice âgée d’une vingtaine d’années et travaillant dans une école municipale à Nagoya, a utilisé l’image du corps de Haruna Yukawa lors d’une leçon destinée à ses élèves de CM2.

Elle a également montré une image de Kenji Goto, un autre otage, à genoux avec un militant masqué à côté de lui.

Le conseil municipal de l’éducation s’est excusé le 5 février de ce qu’ils ont qualifié d’actions « inappropriées ».

« Le sujet de la leçon était bien choisi, mais le gros problème est qu’elle ait montré une image du corps décapité que les médias japonais ont évité de diffuser, et encore moins à des enfants.», a déclaré un responsable du conseil d’administration. « Nous allons traiter de façon stricte cette affaire. »

L’enseignant avait téléchargé l’image du corps décapité de Yukawa sur Internet et l’avait montré sans la modifier ou la flouter.

Selon le directeur de l’école, le sujet de la leçon était « Les avantages et les inconvénients du progrès à l’âge de l’information. »

D’après l’enseignant, la leçon avait été conçue de sorte à discuter avec les élèves sur les limites des médias pour dépeindre la vérité.

Elle a expliqué qu’après le grand tremblement de terre et le tsunami de 2011, certains médias avaient décidé de ne pas montrer de vidéos du tsunami car ils estimaient que les images seraient trop douloureuses pour certaines victimes et pour les téléspectateurs.

Mais, elle a également expliqué que la couverture de la catastrophe a également permis au public de soutenir les victimes.

Le professeur a indiqué qu’elle avait donné à sa classe de 35 élèves, le choix de ne pas regarder la présentation. Cinq enfants ont ainsi refusé.

Selon l’institutrice, aucun de ses élèves ne s’est plaint d’être écœuré ou bouleversé après avoir vu les images.

«Je voulais que les enfants comprennent combien la vie peut être précieuse, et de réfléchir sur la façon dont les événements de l’actualité devraient être couverts, » a-t-elle dit. « Après avoir hésité au début, j’ai tout de même décidé de leur montrer. Mais j’ai manqué de jugement. »

 

Discussions

7 Réponses

  1. daigo

    elle a fait une erreur malgre les précautions qui étaient insuffisantes mais je pense que cela ne fait pas d’elle une mauvaise prof. En tant que jeune débutante dans son métier, cela lui servira de leçons. Quand aux élèves, il ne seront pas moins choqués par ce qu’ils verront dans n’importe quel film américain… Bon c’est sur le fait que ce soit la réalité change le donne,et fait que c’est bien une erreur.

    • Emily

      Pas du tout d’accord avec toi!
      Ce n’est pas parce que c’est une jeune prof que cela est excusé! J’ai son age et je ne montrerai jamais ce genre de choses à des enfants si jeunes, surtout qui ont plus ou moins été protégés de ce type d’images… Elle aurait pu simplement évoquer le sujet ou à la rigueur montrer l’image de l’article cela aurait été suffisant… Et comme tu dis les films c’est pas la réalité donc ca n’a aucun rapport.
      Quant au fait qu’aucun élève n’ait été choqué, je suis très sceptique et je ne pense pas que cela aurait mérité un article si ca n’avait été le cas….

      • Daigo

        Tu n’as pas tors non plus Emily, c’est vraiment une question de « jauge de tolérance ». Au Japon ancien, on faisait assister tous les villageois à des executions publiques et il me semble que les enfants étaient endurcis également à cet exercice pour affronter la vie. Alors rien ne sert de chercher qui a raison. A notre époque, tu as surement plus raison que moi je l’avoue…

      • Shin-sen

        Et c’est parce que les gens vivaient dans la barbarie au Moyen-âge, que ça veut forcément dire qu’il faut faire pareil aujourd’hui??
        En France aussi au MA on torturait et exécutait les gens sur la place publique, et le peuple venait y assister comme à un spectacle divertissant..
        Bien heureux que ça n’existe plus.
        Si non je rejoins l’avis de Emily.
        On nous jette suffisamment la violence à la figure avec les films et les infos, pas besoins d’en rajouter une couche à l’école.

  2. petit joueur

    sugoi, faire une leçon sur les médias et leurs limite à des enfants de 10ans montre un niveau d’education impressionant.
    ca devrait etre un cour obligatoire en France où tf1 fait dans l’info champetre et ou il n’ya plus de journalisme juste des depeches d’afp reprise en chœur par des « répéteurs », vive la pensée unique.
    en France on est meme pas capable d’enseigner du recul sur les médias a des enfants, ni sur la vision de l’histoire…
    et les cours de philo sont une vaste blague sur des « penseurs » de 200ans…a des jeunes de 18ans dépassant largement ce niveau…

    bref respect a l’instit, mais dommage qu’elle ait montré des images hardcore a des enfants, du flouté suffisait,

    Et pour du porn qui est juste du plaisir, on met toutes les censures, mais pour les guerres c’est dispo sans age limite aux infos…va comprender charlie…

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