Le tsunami de mars 2011 qui s’est abattu sur la côte japonaise, coûtant la vie de 19.000 personnes et provoquant une catastrophe nucléaire sans précédent, n’a pas fini de faire parler de lui.

 

Après avoir inondé une bande de côte de 10 kilomètres de long et d’une surface de 561 kilomètres carrés, la vague géante s’est retirée, emportant avec elle près de 5 millions de tonnes de débris, provenant de bateaux de pêche disloqués, de maisons détruites, d’appareils électriques, de jouets, de voitures et d’objets divers qui n’étaient pas fixés au sol.

Un amas de ces débris a formé une île de la taille du Texas, qui depuis lors flotte sur la mer, et il se rapproche de la côte Ouest de l’Amérique, 32 mois après la catastrophe.

Il se trouve actuellement à une distance de 2.700 kilomètres de la côte Pacifique, selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), qui a dressé la carte suivante pour suivre sa localisation :

 

 

Des signes avant-coureurs témoignent de l’arrivée de cet amas, comme l’échouage d’un dock de 185 tonnes sur la plage Olympic Beach de la côte de Washington :

 

 

Et celle d’un bateau de pêche sur la côte de la Colombie-Britannique au Canada:

 

 

Un ballon de football, sur lequel figurait une inscription en japonais qui a permis de déterminer que son propriétaire était Misaki Murakami, un garçon de 16 ans de Rikuzentakata qui a tout perdu avec le passage du ras de marée, puis un ballon de volleyball, appartenant à Shiori Sato, une jeune femme de 19 ans dont la maison a été balayée par le tsumami, ont été retrouvés en Alaska.

Les tests réalisés sur les différents objets qui ont touché la côte américaine ont permis d’atténuer les inquiétudes des riverains, puisqu’ils n’étaient pas radioactifs. Les experts estiment qu’il est très improbable que les débris soient contaminés d’une manière générale.

Sur cette carte, on peut voir où les débris ont été observés. Près de 1.600 pièces de débris ont été identifiées au total:

Mais les amas de débris posent aussi d’autres menaces. Les objets lourds peuvent infliger des dégâts sur les récifs coralliens et ils peuvent perturber le transit maritime sur la côte ouest des États-Unis, du Canada ainsi qu’autour de Hawaii.

Mais ce qui inquiète le plus les scientifiques, c’est l’arrivée d’espèces invasives qu’ils sont susceptibles de transporter, et qui risquent de déranger l’équilibre écologique sur la côte ouest.

Parmi ces espèces, ont retrouve « notre » moule bleue, qui a envahi l’Asie en provenance de l’Europe, et qui pourrait poser une menace pour les espèces locales.

John Chapman, un biologiste marin de l’Université d’Etat de l’Oregon a expliqué à Fox.com que lui et ses confrères n’avaient pas cru possible pour ces créatures de survivre à un aussi long voyage et de traverser le Pacifique, mais que la trouvaille de 165 espèces étrangères sur des débris flottant leur avaient fait changer d’avis.

 

 

Source: Nipponconnection.fr / Express

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