Le premier constructeur d’automobiles japonais, Toyota, est bien placé pour redevenir cette année numéro un mondial du secteur en termes de véhicules vendus, malgré le manque à gagner dû au différend diplomatique sino-japonais, selon les projections de la presse japonaise.

 

Toyota était déjà parvenu à redevenir le premier constructeur mondial au premier semestre en terme de ventes, devant l’américain General Motors et l’allemand Volkswagen qui l’avaient dépassé en 2011.

Les ventes du groupe Toyota (comprenant les marques Toyota, Lexus, Hino et Daihatsu) devraient atteindre 9,7 millions de véhicules en 2012, a indiqué mardi le quotidien Asahi sur son site internet, un total amputé d’une centaine de milliers par les conséquences d’une querelle sino-japonaise au sujet d’îles de mer de Chine orientale. Cette dispute pousse des Chinois à renoncer aux voitures portant un logo nippon.

Même si Toyota s’en tenait à 9,66 millions d’unités, comme il l’indiquait dans ses plus récents plans détaillés par l’Asahi, il serait devant l’américain General Motors et l’allemand Wolkswagen, avec chacun entre 9,1 et 9,2 millions de véhicules, selon les estimations de l’institut Fourin. Les affaires de ces deux constructeurs ont pâti de la mauvaise passe économique traversée par les pays européens.

L’an passé, Toyota avait cédé la première place du podium, en raison des conséquences du séisme, du tsunami et de l’accident nucléaire dans le nord-est de l’archipel, puis à cause des problèmes industriels dus aux inondations monstres en Thaïlande à l’automne.

Mardi, l’action Toyota s’affichait dans la journée à son plus haut niveau de l’année, gagnant 1,93% à 3.690 yens, bénéficiant de la forte baisse du yen ces derniers jours, un mouvement favorable aux entreprises exportatrices nippones.

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