L’Etat japonais a décidé de vendre au prix unitaire de 2949 yens les actions de Japan Tobacco dont il a annoncé la cession fin février, pour un total de presque 747 milliards de yens, soit 6 milliards d’euros, selon un communiqué diffusé lundi par le fabricant de tabac.

 

La souscription est ouverte mardi et mercredi et sera effectuée vendredi, a précisé le géant nippon. Des 253,26 millions d’actions vendues par l’Etat, 145,62 millions sont réservées au marché japonais et 107,64 au marché international.

Le gouvernement japonais compte consacrer les fonds dégagés par cette vente à la reconstruction du nord-est du Japon dévasté par le séisme, le tsunami et l’accident nucléaire du 11 mars 2011, dont l’archipel a commémoré lundi le deuxième anniversaire.

Fin février, l’Etat a déjà vendu des actions JT, cette fois directement au fabricant lui-même, pour un total d’environ 230 milliards de yens (1,84 milliard d’euros), et sa part dans le géant du tabac est ainsi passée légèrement sous les 50% après cette opération.

Une fois la transaction détaillée lundi accomplie, la part de l’Etat descendra au tiers du capital de Japan Tobacco (JT), le minimum que lui impose un amendement de 2011 à une loi de 1984 fixant le statut du fabricant de tabac, ex-compagnie d’Etat.

JT est détenteur, entre autres, des marques de cigarettes Winston, Camel et Benson & Hedges, et a élargi ses activités au-delà du tabac, entre autres aux secteurs pharmaceutique et alimentaire.

Il espère une nouvelle réforme de la loi sur son statut de façon à autoriser l’Etat à vendre la totalité de ses parts. JT juge cette étape nécessaire pour pouvoir affronter sur un pied d’égalité ses concurrents internationaux.

Après le vote de la loi de 1984, l’Etat a commencé en 1994 à réduire sa part dans le capital de l’entreprise, au fur et à mesure du passage d’amendements législatifs l’autorisant à détenir une part toujours plus faible de l’ex-compagnie nationale.

 

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