Même si l’événement est prévu dans cinq ans, Tokyo est incroyablement excité à propos de la tenue des Jeux olympiques de 2020.

 

En tant que pays se targuant de son sens de l’hospitalité et sensible à la façon dont il est perçu par les visiteurs étrangers, le Japon tente de préparer au mieux l’arrivée des jeux. Certains politiciens trouvent que le moment est enfin venu pour Tokyo de se débarrasser de ses lignes électriques aériennes disgracieuses.

Considérant l’importance de la beauté esthétique dans la culture japonaise, les voyageurs d’outre-mer sont souvent surpris par la quantité de lignes électriques dans les rues nippones. Ainsi dans les 23 arrondissements de Tokyo, 93 % de l’énergie est délivrée par des câbles tendus sur des poteaux électriques.

Il y a quelques avantages à utiliser les lignes aériennes. Elles sont beaucoup moins coûteuses à installer et en cas d’inondations ou de glissements de terrain, elles sont beaucoup plus faciles d’accès pour les réparations que les câbles souterrains.

Pourtant, les lignes électriques ne sont guère agréables à regarder, c’est pourquoi certains politiciens ont proposé une initiative visant à migrer certaines parties de Tokyo au système souterrain et ce avant le début des Jeux olympiques et paralympiques de 2020.

Compte tenu de la taille massive de la métropole, enlever tous les poteaux électriques de Tokyo n’est pas une option viable. Ce plan porterait essentiellement sur les grandes artères (todo), ou « routes métropolitaines », qui traversent le centre de Tokyo.

Les lignes électriques seraient retirées le long des routes métropolitaines situées dans un rayon de huit kilomètres autour du pont de Nihonbashi situé dans l’arrondissement de Chuo.

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Le passage à des lignes électriques souterraines ayant déjà été entamé le long de ces routes, seulement 15 % de celles-ci possèdent encore des lignes électriques aériennes. Cela correspond à près de 80 kilomètres de routes.

L’objectif sera également de faire disparaitre les poteaux électriques des quartiers et rues situées à proximité des grands sites olympiques. L’Ariake Arena située dans l’arrondissement de Koto, prévue pour accueillir des compétitions de volley-ball, et le stade Ajinomoto de la ville de Chofu (qui fait partie de Tokyo), où les matches de football auront lieu, devraient bénéficier de ces mesures.

Mis à part l’embellissement de la ville avant l’arrivée massif des voyageurs et des médias étrangers, la suppression des poteaux électriques permettra aux personnes handicapées de se déplacer plus facilement sur les trottoirs.

Et malgré le fait que les lignes aériennes soient plus résistantes en cas d’inondations et de glissements de terrain, un séisme majeur frappant la capitale, les renverserait. Ils empêcheraient alors les véhicules d’intervention d’atteindre rapidement les victimes.

Toutefois, de tels travaux seront compliqués et onéreux. En plus des frais d’installation des lignes électriques souterraines, de nombreux poteaux électriques servent aussi de réverbères.

Une fois les poteaux électriques supprimés, il sera nécessaire de mettre en place de nouveaux systèmes d’éclairage, plus discrets.

Mais la principale difficulté restera le cout du projet estimé à ¥ 17,5 milliards (133 millions d’euros) pris en charge entièrement par le gouvernement de la métropole de Tôkyô.

 

Source : Asahi Shimbun / Rocketnews24 || Image : Shutterstock.com

Discussions

7 Réponses

  1. Hiroki

    Mais Tokyo sans ses lignes électriques aériennes, c’est plus Tokyo éoè Moi qui m’imagine être dans une ruelle Japonaise quand j’en vois en France… é__è

      • facto

        J’avoue que ce « charme nippon » n’en était pas un pour moi. Le pire que j’ai pu avoir c’est sur Kyoto près d’une petite chapelle non loin de la gare. Cela m’a presque oppressé à la longue tout ce câblage noir au dessus de la tête.

  2. Chiryo

    J’espère débarquer au Japon pour voir ça avant que ca disparaisse. C’est marrant, ce qui est considéré comme une gêne par les Japonais et vu comme un charme par nous européens.

    • facto

      Pas pour tout les européens. Cela gâche quelques sites toute cette technologie apparente dans des lieux bien plus vieux. C’est comme si vous aviez des câbles dans les rues d’une citée médiéval. Cela perd de son cachet. Ce sera nettement plus beau sans les câbles. C’est sur!

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