Ce lundi 18 mars, le gouvernement japonais a fait part à la France de sa préoccupation après la vente à la marine chinoise de matériel militaire français.

 

Une vente qui a eu lieu ces derniers mois et qui concerne du matériel destiné à apporter une assistance à l’appontage d’hélicoptères sur les navires chinois. On doit ce regain de tension à un groupe d’îles administrées par le Japon, mais revendiquées par la Chine.

Le Japon vient d’apprendre que la Chine va utiliser ses systèmes d’appontage d’hélicoptères sans assistance, très utiles par mauvais temps, sur ses navires de surveillance, et s’en inquiète.

En effet, ces mêmes bateaux de surveillance violent à intervalles réguliers les eaux territoriales japonaises autour des îles Senkaku, ou Diaoyu en chinois, revendiquées par Pékin.

Pour le Japon, ce matériel français d’appontage, qui permet à la Chine de moderniser ses propres systèmes, représente une menace supplémentaire pour les garde-côtes japonais.

Dernièrement, autour des îles contestées, des bâtiments de guerre chinois ont ciblé des patrouilleurs et des hélicoptères japonais avec le radar de tir.

Selon le journal français Le Marin, la France a vendu à la Chine onze grilles d’appontage pour hélicoptères. Le Japon assure que ses relations avec la France sont bonnes et ne souffriront pas de la vente de ce matériel à la Chine.

Et pour cause, ce type de matériel n’est pas couvert par l’embargo sur les armes de l’Union européenne contre la Chine. Cet embargo avait été mis en place en 1989 à la suite de la répression des manifestations de la place Tiananmen à Pékin.

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