La Compagnie d’électricité de Tokyo, Tepco, qui gère la centrale nucléaire accidentée Fukushima Dai-ichi, a annoncé un projet de mesures additionnelles pour contenir les fuites d’eau contaminée provenant d’un réservoir de stockage défectueux.

 

Les dirigeants de Tepco ont annoncé jeudi avoir détecté dans de l’eau provenant d’un puits de contrôle des substances radioactives émettant des rayons béta en forte concentration, de 400 000 becquerels par litre. Il s’agit d’un taux 6000 fois plus élevé que le niveau constaté la veille.

Ils ont également constaté que le niveau de tritium radioactif a triplé, atteignant le record de 790 000 becquerels par litre. Ce puits se situe à une dizaine de mètres d’un réservoir construit pour le stockage de l’eau contaminée.

Plus de 300 tonnes de cette eau se sont échappées du réservoir au mois d’août. Une partie se serait répandue dans le sol environnant, tandis qu’une autre partie serait parvenue à l’océan grâce à une rigole.

L’opérateur de la centrale continue d’affirmer que les niveaux de radioactivité restent en dessous des normes gouvernementales et que cela n’a pas d’impact négatif sur l’environnement.

 

Publication multilingue de la radioactivité de l’eau autour de Fukushima

 

L’agence japonaise de la Pêche s’apprête à diffuser des informations en plusieurs langues à propos de la contamination de l’eau au large de la centrale nucléaire accidentée Fukushima Dai-ichi.

L’agence publie déjà sur son site web des mises à jour relatives à la contamination de l’eau de mer autour de la centrale. Cette information inclut les substances radioactives détectées dans cette zone, ainsi que les mesures prises par le gouvernement pour résoudre ce problème.

Les pages en question sont disponibles en japonais et en anglais, mais l’agence a décidé de les traduire également en chinois et en coréen. Elle espère ainsi rassurer quant à l’innocuité des produits de la mer provenant du Japon.

Les lecteurs du site vont désormais pouvoir accéder d’ici la fin du mois à cette information multilingue.

La décision de traduire le site fait suite à l’interdiction énoncée le mois dernier par le gouvernement sud-coréen d’importer les produits de la mer provenant de 8 préfectures japonaises, dont celle de Fukushima.

 

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