Hiroshi Ishiguro nous avait habitués à ses androïdes effrayants de réalisme : Geminoïd F, copie conforme d’une jeune femme humaine, ou Geminoïd HI-1, son clone version robot. Mais avec son dernier-né, le professeur de l’université d’Osaka s’est surpassé.

 

Telenoïd n’a ni jambes ni cheveux et des moignons en guise de bras. Garçon ou fille ? Impossible à dire. Son petit corps blafard évoque l’extraterrestre de Roswell ou le fantôme Casper, au choix.

Pourquoi une apparence aussi peu séduisante ?

« Nous voulions un robot qui ait l’allure la plus neutre possible afin que les gens projettent plus facilement sur lui leurs émotions », explique Kohei Ogawa, assistant du professeur Ishiguro, venu pour présenter la créature au salon Innorobo de Lyon.

Car le petit bonhomme androgyne est un droïde télé-opéré, « un genre de téléphone », avatar de votre interlocuteur lors de communications longue distance.

On en prend le contrôle via un ordinateur et une webcam. Une fois la communication établie, le visage du robot s’anime, transmet la voix de l’utilisateur, son corps pâle agite ses petits bras : en bref, il mime les mouvements, mots et expressions de la personne avec qui vous parlez à l’autre bout du monde.

« Personnellement, je l’appelle le nouveau Skype », s’amuse Kohei Ogawa. Lui ne voit pas ce que sa créature peut avoir d’effrayant : « Quand on ne s’en sert pas pour communiquer, on peut tout simplement la serrer dans ses bras comme une peluche. »

 

 

Discussions

Laisser un commentaire