Le géant de l’électronique japonais Sony a annoncé vendredi la fermeture d’une usine d’objectifs photographiques dans le centre du Japon et la suppression de 2.000 emplois dans le pays, dans le cadre d’une vaste restructuration. Le groupe a détaillé dans un communiqué les mesures spécifiquement japonaises d’un plan mondial annoncé en début d’année et visant à réduire ses effectifs de 10.000 personnes – soit 6% du total des emplois recensés fin mars 2011. L’une concerne la fermeture fin mars 2013 d’une usine d’objectifs pour appareils photo numériques et téléphones portables, située dans la préfecture de Gifu (centre) et employant 840 personnes. Une partie de l’activité de ce site, liée directement aux téléphones portables « traditionnels », sera purement arrêtée, Sony expliquant vouloir concentrer ses forces sur les smartphones (téléphones multimédias). D’autres pans de l’activité de l’usine seront toutefois transférés sur deux autres sites de production nippons.

 

Un porte-parole de Sony joint par l’AFP a assuré que le groupe ne savait pas, pour le moment, combien des 840 employés perdraient leur travail. Il a toutefois précisé qu’une « partie d’entre eux », par exemple des contrats temporaires arrivant à expiration, ne seraient pas réemployés par le groupe. Au-delà, Sony a expliqué vouloir réduire ses effectifs au Japon de 2.000 personnes au total, en partie via des départs anticipés à la retraite non remplacés.

 

Environ la moitié de ces suppressions de postes concerneront des emplois de bureau, notamment au siège de l’entreprise à Tokyo. Afin d’arriver à son objectif de 10.000 suppressions d’emplois dans le monde d’ici à mars prochain, Sony a déjà annoncé d’autres mesures concernant différents pays et régions.

 

La filiale de téléphone portable de Sony (ex Sony Ericsson) va notamment transférer son siège social au Japon au prix de 1.000 emplois en Suède. Un millier d’autres emplois vont être supprimés dans divers pays d’Europe et Sony va mener d’autres opérations « d’optimisation » sur des sites de production mondiaux, notamment en Asie. Ces 10.000 suppressions de poste s’ajoutent à 16.000 autres réalisées entre 2008 et 2011 pour résister aux conséquences de la crise financière internationale. Ils s’inscrivent dans le cadre d’une large restructuration qui vise le retour de Sony dans le vert lors de l’année budgétaire 2012-2013 pour la première fois en cinq ans.

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