La réponse du Premier ministre Shinzo Abe à la fuite de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi sinistrée est trop tardive, selon les résultats d’un sondage national rendus publics lundi.

 

Selon le sondage réalisé par le journal Asahi Shimbun, 72% des personnes interrogées ont déclaré que la réponse du gouvernement à la crise croissante à la centrale nucléaire dans le nord-est du Japon était « tardive ».

15% de Japonais estiment que la réponse du gouvernement à la fuite, d’abord rapportée par l’exploitant de la centrale Tokyo Electric Power Co. (TEPCO) en juillet, était « rapide ».

Le 3 septembre, le gouvernement a décidé de débloquer 47 milliards de yens (environ 470 millions de dollars) pour lutter contre la crise, où 300 tonnes d’eau radioactive se sont déversées chaque jour dans l’océan Pacifique.

Le gouvernement a décidé de prendre en charge la crise après que TEPCO n’a pas réussi à détecter la fuite pendant plus d’un mois et a utilisé de mauvaises méthodes pour colmater le réservoir en acier à l’origine de la fuite.

Environ 1.000 de ces réservoirs sont présents sur le site de Fukushima pour stocker un afflux quotidien massif de près de 400 tonnes d’eau contaminée. Les réservoirs ont pratiquement atteint leur pleine capacité et les organisations de surveillance nucléaire du Japon pensent que d’autres fuites ont pu se produire.

A la question de savoir s’il incombe au gouvernement de renforcer les efforts pour lutter contre la crise, 89 % des sondés ont répondu par l’affirmative.

En outre, 95 % des personnes interrogées ont qualifié la situation de « grave », 72 % des 95 % la qualifiant de « très grave » et 23 % des 95 % la jugeant « grave dans une certaine mesure ».

Le gouvernement a également été contraint d’intervenir dans la crise suite à la publication par TEPCO de chiffres clés inexacts sur le rayonnement, le matériel utilisé étant incapable de détecter le rayonnement qui était en fait 18 fois plus élevé que ce qui avait été annoncé.

Les fonds d’urgence du gouvernement seront en partie utilisés pour construire un mur de glace souterrain long de 1,4 kilomètre autour des quatre réacteurs endommagés.

Le mur, qui sera opérationnel d’ici fin mars 2015, devrait empêcher les eaux souterraines de se mélanger à l’eau de refroidissement, laquelle devient contaminée lorsqu’elle entre en contact avec le combustible nucléaire fondu.

L’enquête d’Asahi Shimbun a été effectuée grâce à un sondage téléphonique réalisé auprès de 3,496 électeurs les 7 et 8 septembre, a indiqué le journal.

 

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Source: CRI

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