Que se passerait-il si le carrefour de Shibuya à Tokyo était investi par 1.500 piétons… les yeux rivés sur leur smartphone ? Le résultat est simulé dans une vidéo pour illustrer le phénomène appelé « aruki-sumaho », qui génère de plus en plus d’accidents.

 

Les Japonais adorent les jeux sur mobile, et jouent même en marchant sur la voie publique. Les accidents se multiplient, à tel point que cette tendance porte un nom : « aruki-sumaho » (marcher + smartphone).

Le phénomène est quelquefois moqué par les publicitaires, comme en témoigne cette annonce sur les escaliers d’une station de métro tokyoïte : « Regarder son smartphone en marchant, c’est dangereux (mais bon, les personnes concernées ne verront pas ce message de toute façon) ».

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Et si tout le monde traversait simultanément le carrefour de Shibuya en envoyant des SMS ?

 

Chaque jour, des centaines et des centaines de personnes traversent les passages piéton de Shibuya. Ce carrefour démesuré est l’un des plus fréquentés au monde : les risques d’incident sont déjà élevés sans smartphone, alors quels seraient-ils si chacun l’utilisait en marchant ?

Docomo, le principal opérateur téléphonique japonais, a collaboré avec l’Institut de technologie d’Aichi pour créer une simulation informatique en poussant la situation à l’extrême : le feu passe au rouge, les autos s’arrêtent… et 1.500 piétons traversent la chaussée en jouant avec leur téléphone portable.

 

Bilan : 446 collisions, 103 chutes et 21 téléphones à terre !

 

Dans la simulation informatique, plusieurs séries de paramètres ont été conjuguées pour obtenir la situation la plus réaliste possible.

Avec un champ de vision réduit de 5% par rapport à la normale, les 1.500 passants marchent à 3, 4 ou 6 km/h, et quand une personne arrive face à eux, ils réagissent soit en s’immobilisant, soit en faisant un écart sur le côté ou continuent simplement leur chemin, faisant fi des autres.

En cas de collision, les Japonais réputés pour leur bonne éducation s’arrêtent pour s’excuser, laissent tomber leur portable ou mieux chutent sur la chaussée.

Le bilan est lourd : 446 heurts, 103 chutes et 21 téléphones tombés au sol. Plus dangereux encore, les 46 secondes allouées ne suffisent pas pour passer de l’autre côté de la chaussée : seuls 36% des piétons ont réussi à traverser la route à temps avant que les voitures aient le feu vert.

 

Source: 20 minutes/caradisiac

 

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