Très en difficulté, le groupe japonais a reconnu que le grand sous-traitant taiwanais Foxconn n’allait probablement pas entrer à son capital.

 

Il y a un an, tout juste, Sharp convoquait dans l’urgence la presse et les analystes dans un grand hôtel de Tokyo pour annoncer qu’il venait de signer un accord stratégique et salvateur avec le taiwanais Hon Hai, opérateur des usines Foxconn.

Le principal sous-traitant des grandes marques high-tech de la planète se proposait alors de racheter 9,9% de Sharp en échange d’un chèque de 67 milliards de yens (670 millions d’euros à l’époque), qui devait permettre au fabricant japonais de résoudre une partie de ses graves problèmes de trésorerie.

Mais la transaction n’a finalement pas pu se conclure dans le laps de temps de douze mois que les deux sociétés avaient défini, vient d’indiquer Sharp dans un bref communiqué.

Le président de Sharp Takashi Okuda et Terry Gou, le PDG de Hon Hai, affirment qu’ils continuent de se parler mais la perspective d’un accord semble désormais très improbable tant les deux groupes peinent à s’entendre sur le montant de l’opération.

Lors de l’annonce de l’accord, l’action Sharp évoluait aux alentours de 550 yens. Désormais, le titre, qui a souffert de la détérioration continue des comptes de l’entreprise, ne vaut plus que 290 yens et Hon Hai exclut de surpayer son investissement.

 

Echéance en septembre

 

Privé de cette aide capitale, Sharp doit désormais trouver très rapidement de nouveaux partenaires susceptibles de l’aider à faire face à de lourdes échéances financières.

Alors qu’il se prépare à dévoiler de nouvelles pertes nettes sur l’année fiscale qui s’achèvera à la fin de la semaine, le producteur des télés Aquos doit faire face au remboursement d’une dette de 200 milliards de yens en septembre.

Le groupe pourrait tenter de convaincre Qualcomm et Samsung, qui ont déjà promis d’injecter chacun 10 milliards de yens dans la société, de se montrer plus généreux mais il devra auparavant prouver qu’il capable de renouer avec les profits ou qu’il est prêt à se débarasser d’activités jugées peu rentables.

 

 

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