Suite aux tremblements de terre et aux centaines de répliques survenues dans la préfecture de Kumamoto, les Forces japonaises d’autodéfense et les pompiers sont intervenus mais c’est également le cas de groupes de yakuza.

 

Ainsi, Tatsuya Kiyosaki, chef du gang Daimon-kai affilié au clan Yamaguchi-gumi de Kobe, a créé au plus vite une cellule de crise.

Utilisant Twitter et le bouche à oreille, des habitants ont ainsi pu se rendre à leur bureau afin d’obtenir des fournitures d’urgence.

« Le chef Kiyosaki était à Kobe le 14 Avril, mais il s’est précipité à Kumamoto lorsque la région a été frappée par un séisme. » a indiqué un membre du gang au magazine Shukan Jitsuwa.

Entendant les témoignages de victimes n’ayant pu manger qu’un onigiri depuis le séisme ou n’ayant pas de quoi nourrir leurs enfants, il envoya un stock de fournitures à son quartier général.

Selon ce membre du gang, il y a 21 ans lors du séisme de Kobe, Yoshinori Watanabe ,le chef du gang de l’époque, et Kiyosaki ont organisé une aide bénévole. Ainsi, grâce à cette expérience, Kiyosaki a rapidement été en mesure de savoir ce dont les gens avaient le plus besoin dans les zones endommagées.

le clan Yamaguchi

Le clan Yamaguchi à l’œuvre en 1995 lors du séisme de Kobe

En Mars 2011, le clan Yamaguchi-gumi était également présent afin d’aider les victimes de Tohoku.

« A cette époque, les Japonais ont acheté des provisions, entraînant des pénuries à l’échelle nationale. Je me souviens que les chefs du clan avaient ordonné de ne pas acheter tout le contenu des distributeurs mais d’en laisser la moitié afin de ne pas gêner les autres personnes. » indique le membre du clan.

« Ils ont ensuite acheté des articles que les autres groupes de volontaires n’avaient pas forcements considérés comme étant urgent, tels que des sous-vêtements pour femmes de toutes les tailles. »

Cela était considéré comme le type d’assistance aux personnes que seuls les yakuza pouvaient fournir.

Une fois les survivants du séisme de Tohoku installés dans des centres d’évacuation, le clan a également organisé des groupes de patrouille en réponse aux viols et aux pillages.

« Je ne souhaite pas glorifier les yakuza mais aider les faibles fait partie de notre code. Même si notre propre maison est endommagée, nous considérons naturel de fournir une assistance aux personnes respectables. » dit-il.

Selon le journal Nikkan gendai, ces bonnes actions sont loin d’être le fait d’un groupe de héros altruistes.

« C’est une tradition pour le Yamaguchi-gumi d’attendre un retour lors d’une bonne action. », a déclaré Itsuo Tobishima, ancien détective de police de la préfecture de Hyogo.

« Après avoir mis en place des soupes populaires et nourri les survivants d’une catastrophe, ils attendent une certaine forme de remboursement. Le gouvernement a interdit aux groupes de yakuza de gérer les projets de reconstruction, mais ils sont tout de même présents en tant que sous-traitants. »

Le journal Nikkan Gendai prédit ainsi que lors de la reconstruction des zones endommagées, de nombreux ouvriers travailleront sur les chantiers en évitant de se retrousser les manches, et ce afin de dissimuler leurs tatouages.

Le bureau du groupe DaimonKai

Le bureau du groupe DaimonKai

Source : Japan Today

Discussions

20 Réponses

    • Briffa Mikaël

      Non mais les gens. Les Yakuza. C’est la mafia. Trafic d’armes, drogue, organes, prostitution, assassinat, prostitution de mineurs, trafic d’influence, racket, etc…

      Les Japonais en général ont une opinion très défavorable des Yakuza.

      Là si ils aident. C’est qu’il savent que le gouvernement fermera les yeux sur leurs activités pendant quelques temps. Et ils en profiterons aussi pour racketter certaines personnes.
      Qui seront sans doute obliger de faire d’énorme sacrifice pour payer.
      C’est pas nouveau d’envoyer,sa femme ou ses filles dans un bordel ou tourné un porno pour remboursé une dette auprès des Yakuza. Il suffit de lire la presse Japonaise. Et je connais personnellement quelques journalistes sur Tokyo. Qui connaissent bien le problème.

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