Le ministre japonais des finances, Taro Aso, n’a pas son pareil pour commenter les maux de la société nipponne. En janvier 2013, il s’était fait remarqué en encourageant les personnes âgées à mourir rapidement pour ne pas coûter trop cher à l’Etat.

 

Vendredi 28 juin, il a récidivé, en livrant une explication toute personnelle au fait que les banques japonaises sont sorties relativement indemnes de la crise financière de 2008 : parce que leurs dirigeants… ne parlaient pas anglais.

A en croire Taro Aso, cela tombe sous le sens : « De nombreuses personnes ont été piégées par des produits financiers douteux, les fameux subprime. Les banques japonaises ne se sont pas jetées dessus […], parce que leurs dirigeants comprenaient à peine l’anglais. » Conclusion logique : « C’est pour ça qu’ils n’ont pas acheté. »

Mais ce qu’a oublié de préciser le ministre japonais au cours de son allocution inspirée, c’est que le Japon est entré en récession dès le troisième trimestre de 2008, soit quelques mois après la chute de la banque américaine Lehman Brothers. Un an plus tard, en 2009, le Japon a cédé à la Chine la place de deuxième économie mondiale.

Le pays du Soleil-Levant, qui avait cru échapper à la crise financière, s’est donc retrouvé confronté à une sévère crise économique : hausse du chômage, baisse des exportations, hausse du yen et explosion de la dette du pays, qui frisera 245 % de son produit intérieur brut en fin d’année, selon le Fonds monétaire international.

Du menu fretin comparé au « principal problème du gouvernement de Shinzo Abe que sont les gaffes de Taro Aso », selon le cabinet du ministre des finances, cité dans The Economic Times.

 

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Source: Lemonde

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