Riba a une tête plastique d’ours souriant, de grands yeux noirs et une voix douce.

 

Présenté cette semaine à Tokyo, la nouvelle version du robot infirmier, développé par le groupe Tokai Rubber Industries et l’institut de recherche public japonais Riken, peut soulever des patients de 80 kilos devant être placés dans une chaise roulante ou transbordés vers un autre lit.

Le robot sera proposé dès 2015 aux maisons de retraite japonaises, qui peinent à recruter suffisamment de personnel.

En 2010, le Japon estimait son besoin d’aides-soignants à 2 millions quand 1,33 million de personnes qualifiées étaient disponibles.

A l’horizon 2025, ce sont 4 millions d’auxiliaires médicaux qui seront nécessaires pour faire face au vieillissement de la population. Plus de 36 millions de Japonais seront alors âgés de plus de 65 ans.

 

Budget 2,4 milliards de yens

 

Pour faire face à ce défi démographique, Tokyo vient de décider, selon la presse nippone, d’inclure le développement de robots infirmiers dans la nouvelle stratégie de croissance, que le Premier ministre, Shinzo Abe, présentera en juin dans le cadre de son plan de relance baptisé « Abenomics ».

Pour faire émerger une nouvelle industrie, riche en valeur ajoutée, le gouvernement va subventionner une part de la recherche des entreprises développant quatre types de nouveaux robots capables de soulever des personnes âgées, de les aider à marcher ou de contrôler les faits et gestes des patients atteints de démence.

Sur l’année fiscale, qui a débuté en mars, un budget de 2,4 milliards de yens (20 millions d’euros) devrait déjà être débloqué.

 

Créer une demande de masse

 

Avec ces financements, l’exécutif espère faire chuter le prix des machines et amorcer une demande de masse dans le pays.

Il prévoit aussi de prendre en charge ces robots dans son système de couverture sociale, afin d’encourager les maisons de retraite ou les hôpitaux à s’équiper, notamment via la location.

A l’horizon 2035, ce marché des robots infirmiers pourrait atteindre, selon le ministère de l’Industrie, 400 milliards de yens (3 milliards d’euros) dans l’Archipel et des champions nationaux du secteur pourraient partir à la conquête des autres pays confrontés au vieillissement de leur population, comme la Chine ou la Corée du Sud.

 

 

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Source: les échos

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