Le Japon a protesté auprès de la Corée du Sud pour ne pas avoir extradé vers l’Archipel un ressortissant chinois accusé d’avoir allumé un feu au sanctuaire Yasukuni de Tokyo.

 

Le suspect a terminé en novembre une peine de 10 mois de prison pour s’en être pris à l’ambassade du Japon à Séoul.

Agé de 38 ans, le suspect Liu Qiang a été expulsé vers Shanghai vendredi, au lendemain d’une décision de la Haute Cour de Séoul. Il avait été emprisonné en Corée du Sud pour avoir jeté des cocktails Molotov sur l’ambassade japonaise de Séoul en janvier 2012.

En décembre 2011, il s’en était pris à Yasukuni. Ce sanctuaire est dédié aux morts à la guerre. Parmi les âmes de ceux qui y reposent figurent celles de dirigeants nippons reconnus coupables de crimes de guerre après la Deuxième Guerre mondiale.

Vendredi, le vice-ministre des Affaires étrangères Chikao Kawai a téléphoné à l’ambassadeur de Corée du Sud au Japon, Shin Kak-soo. M. Kawai a jugé regrettable que la cour sud-coréenne ait rejeté une demande d’extradition même si ce refus ne repose sur rien de solide.

M. Shin a répondu que le tribunal avait estimé que l’homme ne voyait pas le sanctuaire Yasukuni comme un simple site religieux mais comme un symbole politique justifiant les guerres d’invasion du Japon.

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