Des os artificiels pour la production de masse ont été développés par l’Université de Tokyo et Next-21, une jeune entreprise médicale dans le but de produire des os artificiels transplantables.

 

En utilisant un moule pour injection et une imprimante 3D, plusieurs milliers d’unités peuvent être produites chaque jour.

La méthode conventionnelle consistait à créer les os en faisant s’agglomérer les matériaux de base par frittage. Mais l’invention de l’équipe de chercheurs a permis pour la première fois au monde de produire en masse des os qui s’assimilent facilement à la structure osseuse des patients après greffe.

Après avoir amélioré leur technologie au mieux, les équipes de R&D de l’Université de Tokyo et de Next-21 prévoient d’effectuer des tests cliniques dans l’année et de commercialiser leur produit d’ici 2 à 3 ans.

Si le produit est mis sur le marché, une banque d’os artificiels pour le stockage peut être créée pour conserver plusieurs variétés de types et de tailles d’os et être ainsi à disposition pour les urgences médicales nécessitant une greffe d’os rapide à cause d’un accident.

Les patients potentiels peuvent bénéficier d’un scan préalable alors qu’ils sont toujours en pleine santé pour obtenir les données 3D de leur os et enregistrer ces données sur un support portative qui contiendra ainsi toutes les informations utiles à la banque d’os artificiels pour leur fournir les pièces nécessaires à une greffe en cas d’urgence médicale.

S’ils devaient faire une mauvaise chute, se blesser au ski ou subir une quelconque blessure impliquant des os cassés, il sera alors possible de réparer les dégâts chirurgicalement en utilisant leurs propres os reconstitués.

Dans cette technologie le composant majoritaire des os, le phosphate de calcium est chauffé entre 100 et 200°C ce qui le fluidifie et permet de l’injecter dans un moule, le procédé est parfaitement adapté à une production en masse.

Les types d’os tels que l’humérus, le fémur, les vertèbres peuvent être modelés dans chaque moule pour être produits dans les dimensions appropriées pour chaque patient selon ses dimensions et son âge, les os produits seront ensuite stockés dans une banque et rendus prêts à l’emploi dans de brefs délais.

La principale alternative pour produire des os artificiels, le frittage de blocs ou de poudres se fait à hautes températures, environ 800°C. Les os résultants s’assimilent avec difficulté aux os des patients après l’opération, de plus la production en masse rencontre rapidement un goulet et le coût du procédé est très élevé.

L’utilisation de l’imprimante 3D et de moules d’injection se présente comme une solution adéquate pour produire des os artificiels rapidement, sur mesure, à moindre coût et avec une meilleure efficacité médicale. Au Japon environ 80.000 patients subissent une opération impliquant une greffe d’os, la demande pour une telle technologie est donc importante.

 

Source: Bulletins électroniques

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