Énormément de personnes sont portées disparues chaque année au Japon. Le tabloïd Nikkan Gendai rapporte qu’environ 81 111 personnes ont disparu en 2012.

 

Le 8 Octobre, la police de Tokyo a arrêté deux employés d’une entreprise de construction pour avoir caché un cadavre à l’intérieur d’un bâtiment qui allait être détruit dans le quartier de Shibuya. Le corps était caché à l’intérieur de la structure depuis environ cinq ans.

Bien que ces découvertes soient occasionnelles, force est de constater qu’énormément de personnes sont portées disparues au Japon chaque année. Le tabloïd du soir Nikkan Gendai (du 12 octobre) rapporte qu’environ 81 111 personnes ont disparu en 2012.

Parmi ces personnes disparues, 28 924 étaient des femmes. Concernant l’âge, la majorité d’entre elles avaient moins de 20 ans. Dans la plupart des cas, la personne disparue sera retrouvée un peu plus tard chez elle ou se sera suicidée. Malgré cela, environ 1 400 cas restent non résolus.

C’est par exemple le cas de Masamichi Tsuchida, l’employée d’un club d’hôtes, qui a disparu de son domicile en 2010 et qui, plus tard, a été retrouvée assassinée.

Certaines personnes sont portées disparues parce qu’elles travaillent dans l’industrie du divertissement pour adultes. Pour essayer d’en comprendre les raisons, le tabloïd en a parlé avec l’écrivaine fuzoku, Kazuo Kajiyama.

En ce qui concerne les kyaba-jo (hôtesses) ou les Fuzoku-jo (employées dans un club de sexe), la raison principale de leur disparition est les dettes dues aux clubs où elles travaillent, explique l’écrivaine.

« Pour payer leurs dettes, les filles seront vendus à des Soapland ou à un club « snack » qui se livre à des activités de prostitution, comme ceux de Sakae dans la Préfecture de Chiba », confie Kajiyama.

« Les filles sont confinées et ne peuvent communiquer avec qui que ce soit. J’ai aussi entendu parler du fait que dans un grand nombre de cas, elles finiront par vendre leur corps à proximité de casinos en Corée. »

Des gangsters achètent également des filles lourdement endettées. Beaucoup d’entre elles vont subir une opération de chirurgie plastique telle que même leurs parents ne seront pas en mesure de les reconnaître. Elles travailleront ensuite dans l’industrie des vidéos pour adultes (AV).

Le rédacteur indépendant Taizo Ebina déclare que certaines hôtesses sont emmenées en dehors des locaux où elles travaillent par les clients réguliers, puis sont enlevées et vendues à des courtiers dans différentes parties de l’Asie pour une somme d’un million de Yens.

« Les fugueuses seront emprisonnées dans des appartements d’une seule pièce », explique Ebina . « Elles devront ensuite se livrer à des sessions de « chats en live » sur Internet où elles montrent leurs organes génitaux. Elles devront aussi travailler en tant que prostituées dans des bordels sur des navires pour les passagers qui sont à bord. Dans la plupart des cas, les filles sont accros aux médicaments stimulants ».

 

Discussions

Une réponse

  1. Wow

    Je suis choquée. J’pensais pas que ça pouvait partir aussi.. loin.
    C’est triste et horrible.
    Mais comment peuvent-elles devenir endettées par le club? Je comprend pas.. Mais bon c’est pas important, c’est juste horriblement grave !

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