Le Japon refuse de soutenir une déclaration contre l’utilisation d’armes atomiques, invoquant la menace nucléaire nord-coréenne pour refuser de se joindre aux plus de 70 pays favorables à l’élimination totale de l’arsenal.

 

Ce jeudi 25 avril, les maires d’Hiroshima et de Nagasaki dénoncent la position prise à Genève par le gouvernement du Premier ministre Shinzo Abe.

Le Japon, premier pays atomisé de la planète et le seul à s’être doté d’une Constitution pacifiste, est capable de se doter dans un délai très bref de l’arme atomique.

Et lorsque ce pays déclare à Genève que les trois essais atomiques nord-coréens l’empêchent de renoncer à l’option nucléaire – en clair, que la nucléarisation du Japon ne peut pas être exclue – c’est une mauvaise nouvelle pour le traité de non prolifération nucléaire.

 

Le Japon, future puissance nucléaire ?

 

Ce jeudi 25 avril, les maires de Hiroshima et de Nagasaki ont laissé entendre qu’en voulant réviser la Constitution pacifiste, le Premier ministre Shinzo Abe cherche, non seulement à intégrer le Japon dans le système de défense collective américain, mais aussi à se servir de la menace nord-coréenne comme d’un prétexte pour devenir un jour une puissance nucléaire.

Le Japon réaffirme qu’il ne renonce pas à ses trois principes pacifistes : ne pas produire, détenir, ou avoir sur son territoire une arme atomique. Mais il précise que sa Constitution pacifiste n’interdit pas au Japon de se doter d’un arsenal nucléaire, s’il est nécessaire à sa défense.

Le Japon est aujourd’hui placé sous le parapluie nucléaire américain.

 

 

Source: RFI

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