Kaze et Kana lancent animedigitalnetwork.fr, un site Internet de VOD.

 

Pour affronter les pirates, il vaut mieux être bien armé. Forts de ce constat, Kazé et Kana, deux des leaders du marché français du manga, unissent leurs forces.

Poids lourds de l’édition, mais aussi coleaders sur le marché de l’animation made in Japan, les deux groupes lanceront ensemble début octobre animedigitalnetwork.fr (ADN), un site Internet proposant, via un forfait mensuel (d’environ 6-7 euros sans doute), des vidéos à la demande.

Chaque groupe disposait déjà, via les sites Kzplay et Genzai, de sa propre offre, mais ces sites n’ont pas réussi à séduire le public, alors que la demande potentielle existe.

Les spécialistes estiment que les épisodes des séries les plus populaires, comme « Naruto », peuvent être téléchargés ou regardés en streaming plus de 200.000 fois par des fans français sur des sites Internet illégaux dès le lendemain de leur diffusion au Japon.

« Nous savons qu’il y a une demande. A nous de construire une offre à la hauteur pour que les fans reviennent sur une offre payante », explique Benoît de Tauriac, directeur marketing de Kana Home Vidéo (filiale du géant de la bande dessinée Média Participations).

« Nos deux offres sont très complémentaires », fait valoir de son côté Sylvie Brevignon, directrice marketing de Kazé (groupe Viz, une société française contrôlée depuis 2009 par les géants japonais du manga).

 

Un formidable fonds

 

En réunissant leur catalogue, les deux acteurs disposent d’un fonds de plus de 4.000 épisodes qui sera enrichi en permanence en épisodes et nouvelles séries.

Tous les plus grands noms de l’animation japonaise seront proposés, de « Naruto » à « Dragon Ball » en passant par « Les Chevaliers du Zodiac ».

Seul manquera pour l’instant « One Piece », dont les droits sont en cours de négociation. Les nouveautés seront traduites juste après leur diffusion au Japon et seront diffusées en version sous-titrée.

Les deux éditeurs, qui partageront les revenus tirés de ce partenariat, espèrent que ce site permettra de compenser en partie la chute vertigineuse du marché vidéo.

Les ventes de DVD de séries japonaises ont pratiquement été divisées par deux depuis 2007. L’« anime », qui a connu son heure de gloire sur le petit écran tricolore à l’époque du Club Dorothée, a également perdu en exposition médiatique depuis l’imposition de quotas de diffusion.

Pour les éditeurs japonais qui soutiennent cette initiative, Internet fait office de nouvelle vitrine pour la promotion de leur production.

Le groupe Viacom lancera, lui, début octobre une nouvelle chaîne payante, J-One, qui sur CanalSat et Numericable, proposera de l’ « anime » dans la foulée de sa diffusion au Japon. J-One et ADN collaboreront pour tenter de faire croître le marché.

 

Nipponconnection.fr –  Toute l’actualité quotidienne japonaise

Source : Les échos

Discussions

Laisser un commentaire