Le gouvernement français va lancer une consultation sur l’ouverture de négociations pour un accord de libre échange entre l’Union européenne et le Japon, afin de veiller à ce qu’il ne nuise pas à l’industrie automobile française, annoncent mardi les ministres du Commerce extérieur et du Redressement productif.

 

Un projet d’accord de libre échange entre le Japon et l’Union européenne est à l’étude, et des négociations doivent s’ouvrir dans les prochains mois. La France s’inquiète de potentiels effets sur son marché automobile, qui risque de chuter de 12% en 2012.

« Le gouvernement veillera (…) à ce que les prochains accords commerciaux entre l’Union Européenne et les grands pays industriels préservent les intérêts de notre industrie », écrivent Nicole Bricq et Arnaud Montebourg dans un communiqué commun.

 

« A ce titre, une consultation sera lancée dans les tout prochains jours, auprès de tous les acteurs concernés, sur les conditions nécessaires à l’ouverture de négociations sur un accord de libre échange avec le Japon », poursuivent-ils.

L’aggravation de la situation du marché automobile français et européen depuis l’été, alors que les constructeurs locaux souffrent déjà d’importantes surcapacités dans leurs usines, a posé plus crûment encore la question de la concurrence des nouveaux pays importateurs de voitures.

Les constructeurs automobiles français entretiennent aussi des relations étroites avec le Japon : Renault est partenaire de Nissan tandis que PSA importe de l’archipel ses voitures électriques et ses 4X4 urbains commercialisés sous les marques Peugeot et Citroën.

 

La Commission européenne (CE) a débouté lundi une demande de la France qui souhaitait des contrôles sur les importations de voitures sud-coréennes vers l’UE. Suite à l’entrée en vigueur d’un accord de libre échange en juillet 2011 entre l’Union européenne et la Corée du Sud, celles-ci ont augmenté de 41% dans l’UE sur 12 mois à la fin de juin 2012 et de 24% en France durant la même période, d’après Eurostat.

Paris avait demandé à Bruxelles en août d’exiger de la Corée du Sud qu’elle informe par avance la CE de ses projections d’exportations automobiles dans l’Union européenne. Le gouvernement français a dit « regretter » mardi la décision européenne de ne pas donner suite à sa demande.

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