Le Japon s’est récemment engagé dans un processus de transition énergétique important, notamment pour préparer l’après-nucléaire et pour diminuer la dépendance énergétique de l’archipel vis-à-vis des énergies fossiles.

Les biocarburants ligneux sont un des axes d’investissement souvent évoqué par le gouvernement et la presse ; il s’agit en effet d’un des ressources les moins mises en valeur au Japon, et ce pour de nombreuses raisons. Au nombre de celles-ci figurent la fragmentation parcellaire des forêts, le caractère accidenté du territoire forestier et le faible intérêt des autorités japonaises. Enfin, les forêts couvrent les deux tiers du territoire, ce qui représente plus de deux fois la part des forêts françaises de métropole.

Les instituts de recherche, publics comme privés, ont donc investi dans des recherches importantes portant sur les biocarburants de seconde et troisième génération, et ce à tous les niveaux, de la modification génétique des espèces forestières à la production de biocarburants. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’achèvement de la construction d’une usine de biocarburants de seconde génération d’origine ligneuse par le groupe industriel Mitsui Engineering&Shipbuilding.

Cette usine, située dans la ville de Niimi, préfecture d’Okayama (ouest du Japon), sera en mesure de profiter des riches ressources forestières de la localité, puisque 86% du territoire de la commune est couvert de forêts. L’usine fonctionne grâce à un procédé de décomposition thermique et est alimentée par les sous-produits de l’industrie forestière environnante. La biomasse est introduite dans un chambre d’isolation thermique puis soumise à une forte température. Les gaz de décomposition sont récupérés pour être refroidis et ainsi obtenir le biocarburant voulu.

 

 

Source: bulletins-electroniques

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