Des experts mandatés par l’Autorité de régulation nucléaire japonaise ont conclu lundi qu’une faille sous la centrale atomique de Tsuruga était peut-être active, mais l’instance veut recueillir d’autres avis avant de valider le rapport final qui risque de condamner partiellement le site.

 

Quatre géologues et sismologues ont procédé en fin d’année dernière à des examens sur le terrain du complexe atomique de Tsuruga (préfecture de Fukui, ouest), études qui indiquent que les derniers mouvements de la faille identifiée sous le réacteur 2 sont selon eux suffisamment proches pour considérer qu’elle est peut-être encore active.

« L’hypothèse qu’elle soit active ne peut être rejetée », ont-ils conclu dans une proposition de rapport final présentée lundi, mais l’instance a décidé de ne pas se contenter de l’opinion de ces quatre experts.

Elle estime qu’il serait peut-être utile de demander l’avis à d’autres spécialistes avant de mettre la dernière touche au document qui pourrait, s’il tranche dans le même sens, entraîner le démantèlement du réacteur 2 de Tsuruga.

A ce jour, seulement deux réacteurs sur un parc de 50 sont en service au Japon, les autres étant maintenus à l’arrêt par mesure de précaution et en raison de nouveaux tests de résistance aux catastrophes naturelles imposés par le gouvernement après l’accident de Fukushima consécutif à un tsunami en mars 2011.

Aucun ne peut redémarrer sans le feu vert de la nouvelle autorité nucléaire créée en septembre et qui est en train de revoir les standards de sécurité.

Des experts sont aussi consultés sur d’autres soupçons de failles actives touchant un surrégénérateur atomique (Monju) et quatre autres centrales, dont le complexe d’Ohi (ou Oi) où deux des quatre tranches (3 et 4) ont redémarré durant l’été dernier avec l’aval de l’Etat.

Des études ailleurs seront en outre sans doute nécessaires si l’Autorité modifie les critères de définition des failles actives dans un sens plus sévère comme elle le prévoit.

Pourraient alors être requalifiées des failles sous plusieurs autres complexes, dont celui de Kashiwazaki-Kariwa, le plus grand avec 7 réacteurs.

Alors que 160.000 personnes ont dû fuir leur domicile après l’accident de Fukushima, la population nippone, elle, souhaite en majorité que s’applique davantage le principe de précaution vis-à-vis des installations nucléaires toutes situées en bord de mer et en zone sismique.

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