Le géant japonais des télécommunications fixes et mobiles, NTT, a fait état jeudi d’un bénéfice net quasiment étal sur un an au premier semestre de son exercice 2012-2013, mais il a sabré ses prévisions de résultat net annuel, en raison de dépenses pour les services cellulaires.

 

Entre le 1er avril et le 30 septembre, le groupe a dégagé un profit net de 293,41 milliards de yens (2,9 milliards d’euros), qu’il espère désormais porter à seulement 530 milliards de yens (5,3 milliards d’euros) en fin d’année budgétaire, au lieu de 575 milliards initialement escomptés. Cela représentera néanmoins une augmentation de 13,3% sur un an.

NTT a en partie répercuté sur son propre résultat net l’abaissement des objectifs de profits de sa filiale de services mobiles NTT Docomo qui a décidé d’investir fortement dans le déploiement de son infrastructure cellulaire à très haut débit à la norme LTE, un moyen d’améliorer son offre et de retenir ses abonnés.

NTT escompte cependant une progression de 2,9% de son chiffre d’affaires annuel à 10.810 milliards de yens, alors qu’il ne tablait précédemment que sur un gain de 2,3%, grâce aux ventes de smartphones par NTT Docomo.

Durant les six premiers mois passés en revue, le chiffre d’affaires de NTT a grimpé de 1,6% sur un an à 5.237,4 milliards de yens (52,4 milliards d’euros), mais son bénéfice opérationnel a régressé de 3,3%, à 663 milliards de yens (6,6 milliards d’euros).

 

Ses revenus tirés des services fixes ont été rongés par le fait que la progression des nouveaux abonnements à internet par fibre optique a été trop lente pour compenser le recul des recettes tirées de la voix.

En revanche, les revenus et profits ont augmenté du côté des mobiles, grâce à une hausse des échanges de données, motivée par l’accroissement du parc des smartphones.

Fin septembre, les deux filiales de NTT dédiées aux services fixes totalisaient 17,03 millions de souscripteurs à l’accès à internet à très haut débit par fibre optique (environ 460.000 recrues en six mois), grâce à l’extension de l’offre à l’intention des profanes ou des personnes ayant peu de moyens.

 

En revanche, les revenus liés à l’accès par mode ADSL baissent au fur et à mesure que diminue le nombre d’utilisateurs, cette technologie étant au Japon considérée comme dépassée et, de ce fait, en voie d’abandon.

Les clients à la fibre optent en outre souvent simultanément pour la téléphonie par technologie IP (Internet Protocol) et n’utilisent plus le réseau traditionnel.

Sur le volet mobile, NTT Docomo comptait fin septembre 60,8 millions de clients très lucratifs car gros utilisateurs de services de données. Toutefois, leur consommation vocale tend à régresser.

En outre, NTT Docomo doit être vigilant et améliorer sans cesse son offre et son réseau, car les clients sont enclins à changer d’opérateur pour bénéficier d’un appareil iPhone d’Apple que seuls les deux groupes rivaux, KDDI et Softbank, proposent au Japon.

Pour l’année débutée le 1er avril et qui s’achèvera le 31 mars 2013, le tentaculaire NTT, opérateur historique au Japon, reste toutefois optimiste, misant sur la l’extension de ses services, applications et contenus pour les terminaux fixes et mobiles.

Il table entre autres sur les prestations d’informatique mutualisée en nuage (« cloud computing »).

Discussions

Laisser un commentaire