Six ouvriers de la centrale nucléaire en panne ont été accidentellement aspergés d’eau extrêmement radioactive, a rapporté un opérateur mercredi. Cela s’ajoute donc à la liste grandissante d’incidents qui viennent ébranler la confiance placée dans les services publiques a gérer la crise.

 

Les ouvriers ont retiré une mauvaise canalisation, et on répandu de l’eau toxique non seulement sur eux, mais aussi dans tout l’étage de l’établissement, ainsi que sur un jeu de trois unités conçues à la base pour le traitement partiel des eaux, a dit M. Yoshimi Hitosugi, le porte-parole de TEPCO et de la centrale de Fukushima.

L’exposition des ouvriers, qui portaient masques avec filtres et combinaisons de protection imperméables anti-matières dangereuses, serait mineure mais est toujours en attente d’investigation.

Aussi, ces six personnes faisaient partis d’une équipe de onze personnes et les cinq autres restantes n’ont pas été touchés, a-t’il dit.

Les ouvriers se sont attelés à rattacher la canalisation.

Cet événement est le dernier en date d’un recrudescence d’autres problèmes causés par l’erreur humaine ; la critique publique ajoute donc cela a l’incapacité de TEPCO a gérer la crise de la centrale de Fukushima Dai-ichi.

La situation là-bas reste toujours précaire depuis la triple catastrophe survenue en mars 2011 suite au tremblement de terre et au tsunami.

Afin de maintenir la bonne fusion des réacteurs, ces derniers doivent être continuellement immergés dans de l’eau qui, a son tour, devient alors contaminées par les radiations. Il faudra alors qu’elle soit pompée puis stockée dans des cuves prévues à cet effet sur le site.

La semaine dernière, des ouvriers ont trop rempli l’une de ces cuves sans consulter le niveau de l’eau déjà présente à l’intérieur. Cela a engendré une fuite qui s’est probablement déversée directement dans la mer.

En août dernier, le service publique à reporté une fuite d’au moins 300 tonnes d’eau d’une autre cuve de stockage.

Cet incident est survenu après que le service publique, ainsi que le gouvernement, reconnaissent que des nappes d’eau contaminée se sont effectivement infiltrées dans l’océan pour un quota de près de 300 tonnes par jour.

M. shunichi Tanaka, Président de l’autorité de régulation nucléaire au Japon, a dit que de multiples incidents pouvaient être le signe d’un travail en milieu hostile.

“Les erreurs d’inattention sont souvent liées au moral (en déclin),” a dit M. Tanaka pendant une conférence. “Les gens ne font généralement pas d’erreurs bêtes ou inattendues lorsqu’ils travaillent dans un environnement positif et motivant. Ces manquements, je pense, est lié aux problèmes survenus récemment”.

Tepco, qui gère tant bien que mal la centrale de Fukushima depuis l’accident de 2011, avait annoncé le 3 octobre avoir découvert une nouvelle fuite d’eau contaminée d’un réservoir, et n’excluait pas qu’une partie de l’eau se fût déversée dans l’océan Pacifique.

De même qu’en août, l’opérateur avait admis que 300 tonnes d’eau hautement radioactive avaient fui d’un réservoir construit en urgence après la catastrophe.

 

 

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