Les autorités municipales de Nanjing (est) envisagent de construire un musée sur le site où des femmes chinoises ont été forcées de se prostituer pour les troupes japonaises durant la Seconde guerre mondiale.

 

Le site comporte sept bâtiments de deux étages le long de l’allée de Liji, près de la rue Taiping sud, dans l’arrondissement de Baixia de Nanjing, capitale de la province du Jiangsu.

Cai Jia, responsable de l’information de l’arrondissement de Baixia, a indiqué que le gouvernement de Baixia avait soumis une proposition de faisabilité aux autorités municipales pour approbation.

Si le plan est approuvé, le musée sera ouvert aux touristes en 2014, comme une annexe du Mémorial du massacre de Nanjing, a indiqué M. Cai.

Plus de 200 esclaves sexuelles ou « femmes de réconfort », venant du Japon, de la péninsule coréenne et de la Chine ont été forcées de se prostituer pour les soldats japonais durant l’invasion japonaise.

Selon M. Cai, le site, en tant que preuve des atrocités commises par l’armée d’invasion japonaise, est un miroir de l’histoire et un avertissement pour l’avenir.

Les armées japonaises ont occupé Nanjing le 13 décembre 1937 et lancé un massacre général qui a duré six semaines. Plus de 300 000 personnes, dont les soldats désarmés, mais aussi les civils, ont été massacrés au cours de cet épisode sanglant.

Quelque 100 000 à 200 000 femmes asiatiques ont été forcées de fournir des services sexuels pour l’armée japonaise durant la Seconde Guerre mondiale.

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