La veille de la JATA Tabihaku, la plus grande exposition de l’industrie du voyage, les responsables ont organisé un cocktail dinatoire dans un lieu improbable : le temple Zojoji, vieux de plus de 600 ans, situé à Minato, Tokyo.

 

1000 invités étaient ainsi présents, en incluant les ambassadeurs des 50 pays. Pendant qu’ils appréciaient la soirée, tenue en septembre dernier, les diplomates et autres invités ont pu admirer les illuminations de l’entrée centrale du temple et celle de la Tour de Tokyo.

Désirant subvenir aux besoins des dignitaires étrangers, avec hospitalité, dans un lieu typiquement japonais, l’Association Japonaise des agents de voyages a demandé au temple Zojoji la permission d’utiliser leur propriété.

Les responsables du temple, qui avaient déjà autorisé sa location pour des scènes de films Hollywoodiens ( Wolverine : Le Combat de l’immortel ) et des publicités depuis 2012, a accepté leur demande.

Les Japonais ont emprunté l’expression Anglaise « Unique venue », ( c’est à dire « Lieu Unique »), pour désigner la tenue de conférences et réceptions dans des lieux tels que des musées ou des bâtiments historique, créant ainsi une ambiance unique.

La demande de locations de temples, châteaux et musées comme « Unique venues » pour les conférences internationales est de plus en plus à la mode au Japon. Grâce à l’argent récoltée, les lieux peuvent être ainsi entretenus, tout en boostant le nombre de visiteurs étrangers.

En Mars, la ville de Kyoto a autorisé pour la première fois, l’utilisation du château de Nijo pour des conférences internationales. Le 8 Juin, un écran a été installé dans la cuisine du Palais de Ninomaru pour l’avant-première d’un film.

Les organisateurs d’évènements peuvent aussi utiliser d’autres endroits situés à l’intérieur du château, comme la cour offrant une vue sur le Palais de Ninomaru, un trésor national. Les frais de location de celle-ci, varient entre 500 000 et 1 million de Yens (entre 3600 et 7200 €), et seront utilisés pour l’entretien du château.

Palais Ninomaru

Palais Ninomaru

En Juin 2013, l’Agence de Tourisme du Japon (JTA) a mis en place un projet ayant pour objectif de « stimuler la tenue de conférences internationales dans des lieux uniques » dans leur « Programme d’actions à réaliser afin que le Japon devienne un pays touristique ».

L’agence a mis en place une convention avec les municipalités et des investisseurs privés. D’après celle-ci, « les étrangers veulent de la nouveauté. Les municipalités sont également prêtes à exploiter les ressources touristiques que possède le Japon. »

Ce genre d’initiative est déjà répandue en Europe. Les musées de Londres qui avaient quelques difficultés financières suite l’arrêt de subventions ont formé l’association “Unique Venues of London” en 1993. Constituée de 81 membres dont le « British Museum » et l' »Abbaye de Westminster », elle a permis durant la période des Jeux Olympiques de Londres en 2012, de tenir des conférences dans plus de 100 lieux différents.

Tokyo essayant de profiter des Jeux Olympiques qui se tiendront dans sa ville dans 6 ans, souhaite héberger plus de conférences internationales. La ville a ainsi alloué un budget de 15 millions de yens cette année, dans ce but. Cet argent servira à couvrir les dépenses liées à l’installation des événements.

Attirer les conférences internationales est devenu un business croissant. D’après l’ « International Congress and Convention Association (ICCA) » dont les membres sont constitués d’hôtels, de centres de conventions et d’associations touristiques du monde entier : Singapour aurait tenu 175 conférences internationales régulières avec pas moins de 50 organisateurs venant de trois pays ou plus en 2013, ce qui est un record en Asie. Elle est suivie par la ville de Séoul avec 125 conférences et Beijing, troisième avec 105 conférences. Tokyo en a hébergé 79.

 

Source: Asahi || Images : Shutterstock.com

Discussions

Laisser un commentaire