L’échange maladroit entre Tokyo et Séoul, à propos de munitions que le Japon a fourni aux troupes sud-coréennes qui participent à une opération de maintien de la paix des Nations Unies, met en évidence les difficultés diplomatiques profondes qui existent entre les deux voisins.

 

Le Japon a fourni 10 000 balles aux soldats de la paix sud-coréens pour la guerre de l’ONU dans le sud du Soudan. Mais les revendications par les deux gouvernements à propos des détails de cette transaction sont contradictoires.

L’arrangement a également mené à la spéculation sur le fait que Tokyo tente de freiner l’interdiction volontaire de la nation de l’exportation d’armes, dans le cadre d’une tentative d’élargir son profil militaire. C’était la première fois que le Japon fournissait des armes à un militaire étranger depuis la Seconde Guerre mondiale.

Le porte-parole principal du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, a réaffirmé que la décision était fondée sur les besoins « urgents et humanitaires » dans ce pays d’Afrique, et a déclaré que la demande avait été faite à la fois par l’ONU et par les troupes sud-coréennes qui participent à la mission.

Mais les responsables sud-coréens maintiennent le fait que Séoul a demandé aux Nations Unies de lui fournir des munitions,et non au Japon, et qu’ils ont reçu les balles de la part de l’organisme mondial.

Les troupes sud-coréennes « ont demandé le soutien de l’ONU pour augmenter leur capacité de défense et qu’ils ont reçu des munitions de la part de l’ONU. Ni plus, ni moins », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères sud-coréen Cho Tai-young.

Les liens entre Tokyo et Séoul ont été refroidis par des arguments sur l’occupation passée de la Corée par le Japon et par un différend sur les îles revendiquées par les deux pays.

 

 

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