Les délégués des économies développées et émergentes participant au premier jour des discussions onusiennes sur le climat demeurent divisés concernant l’adoption d’un nouvel accord-cadre.

 

La 18ème conférence des Nations unies sur le changement climatique, connue sous le nom de COP18, s’est ouverte lundi au Qatar, réunissant des représentants de près de 200 pays.

Le problème de la prolongation du protocole de Kyoto est un des éléments au coeur des négociations. Les délégués discutent également d’un nouveau cadre pour l’action environnementale, qui devrait entrer en vigueur à partir de 2020.

Cependant les agendas des différents représentants sont parfois contradictoires. D’un côté, les pays dits développés espèrent mettre fin au protocole de Kyoto, qui fait peser la charge sur eux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. De l’autre côté, les pays dits en voie de développement exigent davantage d’assistance pour réduire leurs propres émissions.

Pékin a mis l’accent sur le fait que les délégués devaient travailler à la prolongation du cadre existant avant d’en définir un nouveau. La croissance économique de la Chine lui donne une influence grandissante sur les autres participants.

Tokyo ne ratifiera pas le protocole de Kyoto s’il est prolongé. Il est peu probable que le pays parvienne à réduire ses émissions de 25 pour cent d’ici à 2020, comme il s’y était engagé, en raison des répercussions de l’accident de Fukushima sur sa politique énergétique.

L’Archipel espère tout de même continuer à jouer un rôle de premier ordre dans les négociations. Ses représentants souligneront le fait que le Japon a fourni 17,4 milliards de dollars d’aide aux pays en développement, plus que les 15 milliards qu’il avait promis il y a trois ans.

 

 

Tokyo souhaite qu’un nouveau cadre de réduction des émissions soit mis en place

 

Le Japon souhaite jouer un rôle constructif dans la définition d’un nouvel accord-cadre susceptible de réunir tous les pays participant à la conférence des Nations unies sur le changement climatique. Tokyo souligne son action positive en matière d’assistance aux pays en voie de développement dans la lutte contre le réchauffement de la planète.

Le premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, s’est entretenu mardi avec le ministre japonais de l’Environnement, Hiroyuki Nagahama, et avec les autres membres du gouvernement concernés.

Il a déclaré que le Japon mettrait tout sur la table des négociations à la conférence actuellement en cours à Doha, au Qatar, afin d’obtenir la création d’un cadre légal juste et efficace, susceptible de réunir tous les pays. Il a précisé qu’il s’agissait selon lui d’une urgence.

Tokyo n’est pour l’instant pas revenu, lors des négociations à Doha, sur son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 25 pour cent d’ici à 2020 par rapport à leur niveau de 1990, bien qu’il semble difficilement atteignable.

M. Nagahama a toutefois déclaré à la presse que le Japon expliquerait lors de la conférence que cet objectif de 25 pour cent de réduction pourrait être modifié une fois que le nouveau plan de réduction concernant les émissions à partir de l’année prochaine aura été défini.

 

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