En finale de la Mobcast Cup, championnat du Monde des clubs, les Lyonnaises malmenées en première période ont réussi à disposer de l’INAC Kobe au terme de cent-dix minutes de jeu très disputées.

 

Face aux tenants du titre des deux derniers championnats japonais, les Lyonnaises ont trouvé du répondant. Cette formation de l’INAC Kobe, probablement la meilleure sur le continent asiatique avec une forte ossature de la sélection japonaise s’est montré un rival à la hauteur de cette première finale de championnat du Monde des clubs.

D’ailleurs, les championnes d’Europe en titre n’ont pas eu beaucoup d’opportunités en première période de mettre à mal leurs adversaires bien en place et au collectif bien huilé. Sur le coup d’envoi, les Lyonnaises effectuaient une première action marquée par l’obtention d’un corner, qui ne donnait rien. Seules Elodie Thomis et Lotta Schelin arrivaient à déstabiliser l’arrière-garde à l’image du centre de Thomis qui passait devant le but, Lotta Schelin et Eugénie Le Sommer en bonne position n’arrivaient pas le reprendre (13e).

 

C’est ensuite sur une percée dont Elodie Thomis a désormais le sommet que Ayumi Kaihori voyait un ballon prendre le chemin du but mais la frappe passait au dessus du cadre. Chez les Japonaises, l’Américaine Beverly Goebel Yanez trouvait plusieurs fois des espaces de liberté au sein de la défense lyonnaise qui pour l’occasion était inédite avec Laura Georges dans le couloir droit.
L’Américaine tentait même un lob qui aurait pu surprendre Sarah Bouhaddi (22e). C’est finalement sur une première frappe déviée par Goebel Yanez d’une talonnade que la défense n’allait pas réussir à dégager que le score était débloqué. Le ballon revenait alors sur la Sud-Coréenne Ji So Yun qui plaçait une frappe tendue du gauche que Bouhaddi ne pouvait que toucher. Le petit filet droit de la gardienne lyonnaise tremblait (0-1, 39′).

 

En seconde période, Patrice Lair faisait entrer Lara Dickenmann au sein de l’attaque lyonnaise.
Mais ce sont les joueuses de Kobe qui avaient la première balle de but avec un bon décalage de Beverly Goebel Yanez pour sa partenaire Megumi Takase. La frappe enroulée de cette dernière était sortie d’une claquette par Sarah Bouhaddi (50e). De nouveau en difficulté sur un corner (58e), les Lyonnaises avaient une réaction sur un centre de Lara Dickenmann (61e). A cinq contre deux, l’OL avait une supériorité numérique en contre,Camille Abily qui recevait le ballon sur un centre de Laëtitia Tonazzi manquait le cadre (65e) et par la même, une belle occasion d’égaliser dans une période où les Japonaises étaient mises à mal.

 

Elodie Thomis d’une frappe puissante obligeait la gardienne à un arrêt en deux temps (69e), avant que ne semble battue sur une frappe de Lara Dickenmann déviée sur la barre transversale (71e). Le match allait ensuite s’emballer avec Shinobu Ohno en contre qui voyait son ballon passer juste devant le cadre (72e). Lyon poussait et était libéré grâce au travail de deux défenseures. Une longue ouverture de Wendie Renard pour Corine Franco qui percutait à droite à l’entrée de la surface. Elle contrôlait et plaçait une frappe du gauche entre le poteau et la gardienne (1-1, 80′).
Une égalisation méritée au regard de la physionomie de cette deuxième période où Lyon était d’attaque. La balle de match était même sur la tête de Lotta Schelin à la réception d’un centre d’Elodie Thomis (87e), ou encore sur la volée de Louisa Necib qui s’ensuivait.

 

Au cours des vingt minutes de prolongation, les Lyonnaises allaient continuer sur le même rythme. Percutantes, les Lyonnaises se heurtaient à des joueuses regroupées en défense. Mais après quelques coups de pied arrêtés dangereux qui ne trouvèrent pas la faille, Laëtitia Tonazzi allait obtenir un penalty. La capitaine Sonia Bompastor prenait la décision de le frapper. Le ballon heurtait le poteau gauche de Ayumi Kaihori avant d’entrer au fond. La réussite était enfin au rendez-vous contre les Japonaises (1-2, 103′). L’OL tenait sa victoire.

 

Un succès qui permet à l’OL de s’offrir un titre mondial d’une compétition pour le moment officieuse mais dont le niveau des adversaires japonais a permis de justifier son statut en attendant de voir d’autres continents se rallier.
Patrice Lair le confirmait à l’issue du match : « C’était un tournoi de haut niveau », tout comme sa capitaine « On est vrai super contentes d’avoir joué contre deux superbes équipes japonaises. On a démontré qu’on avait une très belle équipe ». L’adversité a rendu ce succès d’autant plus méritoires pour Patrice Lair heureux de ce succès au Japon : « Je voudrais remercier ce pays du Japon. Aujourd’hui on a vu un très bon match. On a souffert pour gagner ce match, on est très fier d’être venu ici d’avoir fait ce tournoi dans ce pays champion du Monde ».

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