Devrions-nous nous sentir concernés ou bien continuer à presser ces si doux boutons ?

 

Quand j’étais enfant, je me souviens que mes parents m’imposaient une limite de temps à passer devant les jeux vidéo. Je ne me rappelle pas des détails exacts lorsque j’étais à l’école primaire et au collège, mais ce devait être quelque chose comme une heure par jour et un petit peu plus le week-end.

Bon nombre de mes amis ont vécu des expériences similaires lorsqu’ils étaient enfants, à l’inverse de ces 15 dernières années où les ordinateurs, les jeux vidéo et les appareils mobiles, sont devenus tellement omniprésents que cette limite est bien plus difficile à tenir.

Et si tout le temps que dépensent les enfants à jouer aux jeux vidéo, sur les nombreuses plateformes, avait un impact sur leur développement cérébral ? C’est à cette question qu’une équipe de chercheurs de l’Université de Tohoku a tenté d’apporter une réponse.

Pour mener à bien cette recherche, le groupe a suivi 240 enfants (114 garçons et 126 filles) âgés de cinq à dix-huit ans, pendant une période de trois ans, en enregistrant combien de temps ils passaient à jouer aux jeux vidéo, et en étudiant leur développement cérébral grâce à des scanners IRM.

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« Je dois rester allongé pendant 30 longues minutes ?? Est-ce que je peux prendre mon iPad avec moi ? » « … Je pense que nous avons trouvé un problème. »

A la fin des trois ans, les chercheurs ont observé que les enfants qui jouaient aux jeux vidéo sur de longues périodes quotidiennes ont un développement plus long de leur fonction du langage, accompagné d’un impact négatif sur leur cortex préfrontal (responsable des fonctions exécutives), sur le noyau caudé (responsable des mouvements) et sur l’hippocampe.

Les recherches ont aussi rapporté que les jeux vidéo avaient une influence positive sur la perception spatiale des enfants, la dopamine que leur cerveau produisait lorsqu’ils étaient en train de jouer agissait comme une drogue et rendait les enfants addicts aux jeux, réduisant potentiellement les effets positifs.

Qu’est-ce que cela signifie ? Des limites devraient-elles être mises en place sur les enfants dont le développement cérébral est toujours en cours ? Voici ce que les internautes japonais ont répondu :

« Je n’aurais pas cru que ce que faisait Nintendo était mauvais. »

« Je suppose que cela explique tous les commentaires idiots que l’on trouve sur internet. »

« Est-ce que c’est plus mauvais que de regarder la télé ? »

« Je ne sais pas, lire le texte à voix haute sur la montre Yokai a aidé mon enfant à apprendre à lire. »

« Les jeux ne sont pas le problème, mais jouer beaucoup trop. »

Je dois dire que je suis plutôt d’accord avec ce dernier commentaire. Tout peut être mauvais si cela est pratiqué dans l’excès : trop de sport peut vous blesser, trop d’eau peut vous noyer et trop de jeux vidéo peut probablement avoir un impact négatif sur votre cerveau.

Tout ne serait alors qu’une question d’équilibre.

enfant-cerveau-impact-jeux-videoSource : Rocketnews24

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