Lundi, en vous baladant dans les rues au Japon, vous croiserez beaucoup de jeunes sur leur 31, en particulier les filles vêtues d’un kimono. La raison est simple, ils célèbrent le jour de la majorité ( 成人 の 日), leur passage dans le monde adulte.

 

Les jeunes Japonais ayant fêté leurs 20 ans au cours de l’année précédente ou qui les auront avant le 31 Mars de cette année seront officiellement reconnus comme des adultes.

Le jour de la majorité était habituellement célébré tous les 15 janvier, mais depuis l’an 2000, celui-ci se déroule désormais le deuxième lundi de Janvier.

Avoir 20 ans au Japon permet d’obtenir le droit de vote, de fumer, boire de l’alcool et de se marier sans l’autorisation de ses parents. Cela signifie également que les délinquants ne seront plus considérés comme mineurs et que l’identité des suspects lors d’affaires criminelles pourra être signalée.

Pour marquer l’occasion, les nouveaux adultes sont invités par les municipalités à recevoir leurs cartes de résident dans les mairies. Cependant de nombreux japonais préfèrent participer à cette cérémonie dans leur ville d’origine, ou ils ont étudié, afin de célébrer ce jour avec leurs vieux amis et leurs enseignants.

A cette occasion, les filles portent traditionnellement un kimono « furisode » (seules les femmes célibataires les portent au Japon), tandis que les jeunes hommes optent pour un «hakama», ou plus souvent un costume.

Le coût d’un « furisode » varie de 200 000 à 2 millions de yen, mais la plupart des japonais préfère le louer. S’y ajoutent les frais pour un photographe professionnel, pour un cout total d’environ ¥ 250 000.
Les parents des jeunes adultes commencent à réserver le « furisode » un an à l’avance avant la rupture de stock.

Après les cérémonies, les jeunes adultes et leurs familles vont souvent visiter le sanctuaire le plus proche ou des lieux plus grand comme le sanctuaire Meiji à Tokyo.

D’autres préfèrent cependant se lâcher et profiter de leurs nouveaux droits. Ainsi il n’est pas rare d’observer les médias japonais rapporter des histoires d’étudiants hospitalisés après avoir trop bu lors de fêtes.

Source  Japan Today || Image : wdeon / Shutterstock.com

Discussions

Une réponse

  1. saint requier jl

    cela concerne surtout la classe aisée de la population les autres vont chercher leur carte de résident a la mairie et s’en retourne bosser.
    vous avez dit folklore.

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